About ctf-fce

Founded in 1920, the Canadian Teachers’ Federation (CTF) is a national alliance of provincial and territorial teacher organizations that represent nearly 231,000 elementary and secondary school teachers across Canada. CTF is also a member of the international body of teachers, Education International. Fondée en 1920, la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales qui représentent près de 231 000 enseignantes et enseignants des paliers élémentaire et secondaire au Canada. En outre, la FCE adhère à l’Internationale de l'Éducation, organisation internationale de la profession enseignante.

CANADA LEARNING BOND

What is the Canada Learning Bond?

The Canada Learning Bond is an initial $500 offered by the Government of Canada to help you start saving now for your child’s education after high school.  Your child could also get $100 every year until age 15. In total, a child could receive up to $2,000 in an RESP.

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The money in an RESP can be used to pay for various expenses related to full-time or part-time studies in:

  • apprenticeship programs;
  • CEGEPs;
  • colleges;
  • trade schools; or universities.

Is my child eligible for the Canada Learning Bond?

Your child is eligible to receive the Canada Learning Bond if he or she:

  • was born on or after January 1, 2004;
  • is a resident of Canada;
  • has a valid Social Insurance Number;
  • is from a low-income family; and
  • is named as a beneficiary in an RESP.

Children in care, for whom a Children’s Special Allowance is payable, automatically qualify for the Canada Learning Bond.

What is a Registered Education Savings Plan (RESP)?

An RESP is an education savings account that helps you, your family or your friends save early for a child’s education after high school.

The Canada Learning Bond is money directly deposited by the Government of Canada into an RESP for children of low-income families. You do not need to add any money in the RESP for a child to receive the Canada Learning Bond.

Why should I save for my child’s education?

Saving just a dollar a day can make a difference.

With a RESP, you can help turn your child’s dreams into reality. In addition to the Canada Learning Bond, if you add money to the RESP for your child’s education after high school, he or she could receive the Canada Education Savings Grant.

What is the Canada Education Savings Grant?

The Canada Education Savings Grant is money deposited by the Government of Canada into an RESP for your child.  The amount could be up to $500 per year, depending on how much you contribute to an RESP for your child. If your family income is low, it could also provide an   additional amount of up to $100 each year in the RESP. A child could receive a total of up to $7,200 in Canada Education Savings Grants in an RESP for their studies after high school.

Will the Canada Learning Bond money affect other Government of Canada benefits I receive?

The Canada Learning Bond and the Canada Education Savings Grant will not affect other Government of Canada benefits.

How do I open an RESP and get the Canada Learning Bond and Canada Education Savings Grant for a child?

You can open an RESP at a financial institution, such as a bank or credit union, or through a certified financial planner or a group plan dealer. These institutions, planners and dealers are known as RESP providers.

Step 1 – Get a Social Insurance Number (SIN) for your child. It’s free. Call 1 800 O-Canada (1-800-622-6232), click canada.ca/social-insurance-number for more information or visit a Service Canada Centre near you.

Step 2 – Find an RESP provider that offers the Canada Learning Bond.  Some RESP providers may ask you to pay for their services, and put conditions on RESPs, so it is important to ask the right questions and get all the facts to ensure you find the RESP provider that is right for you.

You may wish to ask:

  • if they offer the Canada Learning Bond and the Canada Education Savings  Grant;
  • what types of RESPs they offer (family, individual or group) and the advantages and risks of each;
  • what investment products they offer and the advantages and risks of each; and
  • what their administration fees and penalties are.

For additional questions to help you find the RESP provider that best suits your needs, visit the RESP page on Canada.ca.

Step 3 – Open an RESP. You can ask the RESP provider to help you complete the application form entitled:  “APPLICATION: Basic and Additional Canada Education Savings Grant (CESG) and Canada Learning Bond (CLB)”.

Where can I get help or more information?

Gouvernement of Canada

1 800 O-Canada (1‑800‑622‑6232)

TTY: 1-800-926-9105

Visit a Service Canada Office near you.

By mail:

Canada Education Savings Program

Employment and Social Development Canada

140 Promenade du Portage, Portage IV, Mailstop:

Bag 4 Gatineau QC K1A 0J9

Canada Revenue Agency

for questions about income tax

1-800-959-8281

Financial Consumer Agency of Canada

for information to help you better manage your money

1-866-461-3222

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BON D’ÉTUDES CANADIEN

Qu’est-ce que le Bon d’études canadien?

Le Bon d’études canadien est une somme  initiale de 500 $ que le gouvernement du Canada vous offre pour vous aider à mettre de l’argent de côté dès maintenant pour les  études de votre enfant après le secondaire. Votre enfant pourrait également recevoir 100 $ par année jusqu’à l’âge de 15 ans.

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Au total, votre enfant pourrait recevoir  un montant maximal de 2 000 $ dans un REEE.

L’argent du REEE peut être utilisé pour  payer diverses dépenses liées aux études à temps plein ou à temps partiel dans :

  • un programme d’apprentissage;
  • un cégep;
  • un collège;
  • une école de métiers;
  • une université.

Mon enfant peut-il recevoir le Bon d’études canadien?

Votre enfant a droit au Bon d’études  canadien :

  • s’il est né le 1er janvier 2004 ou après cette date;
  • s’il est un résident du Canada;
  • s’il a un numéro d’assurance sociale valide;
  • s’il est issu d’une famille à faible revenu;
  • s’il est désigné comme bénéficiaire d’un REEE.

Les enfants pris en charge qui sont admissibles à une allocation  spéciale pour enfants sont  automatiquement admissibles au Bon d’études canadien.

Qu’est-ce qu’un régime enregistré d’épargne-études?

Un régime enregistré d’épargne‑études  (REEE) est un compte d’épargne pour les études qui aide les parents, la famille ou les amis à mettre de l’argent de côté pour les études d’un enfant après le secondaire.

Le Bon d’études canadien est déposé directement par le gouvernement du Canada dans un REEE pour un enfant issu d’une famille à faible revenu. Vous n’avez pas à déposer de l’argent dans le REEE pour que l’enfant reçoive le Bon d’études canadien.

Pourquoi devrais-je mettre de l’argent de côté pour les études de mon enfant?

Chaque dollar compte!

En ouvrant un REEE, vous pouvez aider votre enfant à réaliser ses rêves. Si vous ajoutez de l’argent au REEE pour payer les études de votre enfant après le secondaire, celui‑ci pourrait recevoir la Subvention  canadienne pour l’épargne‑études en plus du Bon d’études canadien.

Qu’est-ce que la Subvention canadienne  pour l’épargne-études?

La Subvention canadienne pour l’épargne‑études, c’est de l’argent que le gouvernement du Canada verse dans le REEE de votre enfant. Le montant versé peut totaliser jusqu’à 500 $ par année et il varie selon l’argent que vous versez dans  le REEE. Si le revenu de la famille est faible, le gouvernement pourrait verser un montant supplémentaire d’au plus 100 $ par année  dans le REEE. Un enfant pourrait recevoir un total de 7 200 $ en Subvention canadienne pour l’épargne‑études dans un REEE pour payer ses études après  le secondaire.

Si je reçois le Bon d’études  canadien, est-ce que je pourrai continuer à recevoir les autres prestations que je reçois du gouvernement du Canada?

Le Bon d’études canadien et la Subvention canadienne pour l’épargne‑études n’ont aucun effet sur les autres prestations du gouvernement du Canada.

Que dois-je faire pour ouvrir un REEE et recevoir le Bon d’études canadien et la Subvention canadienne pour l’épargne-études pour un enfant?

Pour ouvrir un REEE, vous devez passer par une institution financière, comme une banque ou une caisse populaire, ou consulter un courtier en régime collectif ou un planificateur financier agréé. Ces institutions, courtiers et planificateurs sont appelés « fournisseurs de REEE ».

Étape 1 – Demandez un numéro  d’assurance sociale (NAS) pour votre enfant. C’est gratuit.

Pour plus d’information, composez le 1 800 O‑Canada (1‑800‑622‑6232),  consultez le canada.ca/numero‑assurance‑sociale ou visitez un Centre Service Canada près de chez vous.

Étape 2 – Trouvez un fournisseur de REEE qui offre le Bon d’études canadien. Certains fournisseurs exigent des frais pour leurs services et imposent des conditions pour les REEE. C’est pourquoi vous devez poser les bonnes questions et bien vous renseigner afin de trouver le fournisseur de REEE qui répond le mieux à vos besoins.

Vérifiez :

  • s’il offre le Bon d’études canadien et la Subvention canadienne pour l’épargne-études;
  • quels types de REEE il offre (familial, individuel ou collectif) et les avantages et risques de chacun;
  • quels produits de placement il offre et les avantages et risques de chacun;
  • quels sont les frais administratifs et les pénalités.

Visitez la page des REEE sur canada.ca  pour obtenir une liste de questions à poser à votre fournisseur de REEE afin de trouver  celui qui répond le mieux à vos besoins.

Étape 3 – Ouvrez un REEE. Vous pouvez  demander au fournisseur de REEE de vous  aider à remplir le formulaire de demande intitulé « Demande : Subvention canadienne pour l’épargne études (SCEE) et Bon d’études canadien (BEC) ».

Où puis-je obtenir de l’aide ou plus d’information?

Gouvernement du Canada

1 800 O-Canada (1‑800‑622‑6232)

ATS : 1-800-926-9105

Visitez un Centre Service Canada  près de chez vous

Par la poste :

Programme canadien  pour Emploi et Développement social Canada

140, promenade du Portage,  Portage IV, Arrêt postal :

sac 4  Gatineau (Québec) K1A 0J

Agence du revenu du Canada

pour toute question concernant l’impôt  sur le revenu et les prestations

1-800-959-7383

Agence de la consommation en matière  financière du Canada

pour tout renseignement relatif à la meilleure gestion de son argent

1-866-461-3222

Ways decent men can support the #MeToo movement

By H. Mark Ramsankar, President

Canadian Teachers’ Federation

As we approach March 8, International Women’s Day (IWD), we take pride as teachers in our victories and recommit ourselves to the challenge of engaging women in our teacher organizations in the fight for true equality especially in our profession.

The 2018 IWD theme selected by Status of Women Canada, #MyFeminism was inspired by the role feminism continues to play in shaping Canada and countries around the world.

This year’s United Nations’ theme “Time is Now: Rural and urban activists transforming women’s lives” , echoes the priority theme of the 62nd session of the UN Commission on the Status of Women, drawing attention to the rights and activism of rural women, who make up over a quarter of the world population and the majority of the 43 per cent of women in the global agricultural labour force.

Another international theme, #PressforProgress states on its website: “International Women’s Day is not country, group or organisation specific. The day belongs to all groups collectively everywhere. So together, let’s all be tenacious in accelerating gender parity. Collectively, let’s all Press for Progress.”

No matter the theme, this year’s International Women’s Day comes on the heels of unprecedented global movement for women’s rights, equality and justice. Sexual harassment, violence and discrimination against women has captured headlines and public discourse, propelled by a rising determination for change. People around the world are mobilizing for a future that is more equal. This has taken the form of global marches and campaigns, including #MeToo.

So how do men like me support the movement? I was inspired by an article that was posted on CNN that outlines ways decent men can support the #MeToo movement. The following are excerpts of this article that I wish to share with my counterparts:

  1. Practice this phrase: “That’s not cool.”Say it to other men who are saying disrespectful things to or about women.
  2. Don’t call her sweetie.With colleagues and strangers, avoid diminutive nicknames like hon, baby, darling, girl, young lady or kiddo. It’s condescending to use pet-names at work. Using preferred names shows respect.
  3. Amplify women’s voices at work or during meetings.If a woman’s contributions are being dismissed, interrupted or claimed by others, speak up. “That’s what Monique said.” “Hey, Zahra has a point.”
  4. Don’t mention appearance when introducing female colleagues: “This is the lovely Janet.” Instead, make a point of introducing women (and others from marginalized groups — racialized, young-looking, and disabled, etc.) by using their full job titles and accolades: “This is Maya Campbell, our department head.”
  5. Don’t be dismissive or argumentativeduring conversations around types of oppression that you don’t personally experience. Keep an eye open for our culture’s gross habit of putting the onus on oppressed persons to dredge up their pain for our inspection — only for us to then minimize their experience as “over-sensitivity” or “just a misinterpretation.” Asking respectful questions is acceptable — but nobody owes us answers. So ask humbly, and when people engage, discuss their responses sincerely, and treat their time and energy as valuable, because it is.
  6. Accept discomfort. Changing broken systems takes work, and it won’t always feel good. Conversations about sexism, racism, transphobia, privilege, cultural appropriation and other social issues are all related (look up “intersectionality” to learn more), and these are complex issues that stir up our emotions. But discomfort is an important sign that we may have something new to learn.

We all have a role to play towards achieving gender equality. The responsibility is ours to eliminate violence against women and girls by educating ourselves and by taking positive steps.

Happy International Women’s Day!

 

Ce que les hommes décents peuvent faire pour appuyer le mouvement #MoiAussi

Par H. Mark Ramsankar, président

Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants

À l’approche de la Journée internationale des femmes (JIF), le 8 mars, nous, membres de la profession enseignante, nous remémorons avec fierté les victoires que nous avons remportées et nous réengageons à mobiliser les femmes de nos organisations de l’enseignement pour la lutte en faveur d’une véritable égalité, en particulier dans notre profession.

Le thème de la JIF de 2018 choisi par Condition féminine Canada, #MonFéminisme, s’inspire du rôle que le féminisme continue de jouer dans l’évolution du Canada et des autres pays du monde.

Le thème donné par les Nations Unies à la JIF de cette année, « L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes », fait écho au thème prioritaire de la 62e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies et attire l’attention sur les droits et l’activisme des femmes en milieu rural, qui représentent plus du quart de la population mondiale ainsi que la majorité des femmes qui travaillent dans le secteur agricole. Les femmes représentent 43 % de la main-d’œuvre agricole mondiale.

On peut également lire sur le site Web d’une autre campagne internationale, #PressforProgress (ou son équivalent français #pousserpourleprogrès), que [traduction libre] « la Journée internationale des femmes n’est pas l’affaire d’un seul pays, d’un seul groupe ou d’une seule organisation. Elle appartient collectivement à tous les groupes, où qu’ils soient. Alors unissons nos efforts pour accélérer le progrès vers la parité entre les sexes. Ensemble, poussons pour le progrès! »

Quel que soit le thème, la Journée internationale des femmes de cette année arrive dans la foulée d’un mouvement mondial sans précédent en faveur des droits des femmes, de l’égalité et de la justice. La question du harcèlement sexuel, de la violence et de la discrimination contre les femmes a fait les manchettes et occupé une grande place dans le discours public, propulsée par une volonté grandissante de changer les choses. Aux quatre coins du monde, les gens se mobilisent pour bâtir un avenir plus égal, par exemple en participant à des marches et à des campagnes mondiales comme #MoiAussi.

Alors, comment les hommes comme moi peuvent-ils appuyer le mouvement? J’ai, pour ma part, trouvé mon inspiration dans un article de CNN (en anglais seulement) qui expose à grands traits ce que les hommes décents peuvent faire pour appuyer le mouvement #MoiAussi. Voici des extraits de cet article [traduits librement] que je tiens à montrer à mes confrères :

  1. Exercez-vous à dire : « C’est pas correct.» Dites-le aux hommes qui disent des choses irrespectueuses aux femmes ou à leur sujet.
  2. Ne l’appelez pas « beauté ».N’utilisez pas d’appellatifs du genre « ma belle », « ma chouette », « jeune fille » ou « mademoiselle » avec des collègues ou des personnes que vous ne connaissez pas. Il est condescendant d’utiliser des petits noms doux au travail. Appeler une personne par son nom est un signe de respect.
  3. Amplifiez la voix des femmes au travail ou dans les réunions.Si une femme se fait interrompre, si ses commentaires sont ignorés ou si d’autres personnes se les approprient, intervenez : « C’est ce que Monique disait! » « Hé! Zahra a raison. »
  4. Ne faites jamais allusion à son apparence quand vous présentez une collègue. Évitez les formules comme « Voici la belle Maya ». Au contraire, faites-vous un point d’honneur de présenter les femmes (et toutes les personnes appartenant à des groupes marginalisés — personnes racialisées, ayant l’air jeune, handicapées, etc.) en utilisant leur titre de fonction complet. « Je vous présente Maya Campbell, notre chef de service.»
  5. Évitez les attitudes condescendantes ou contrariantes quand vous discutez de formes d’oppression que vous ne vivez pas personnellement. Faites attention à l’habitude grossière que nous avons, dans notre culture, de vouloir que la victime s’expose à notre examen, même si cela doit lui faire revivre des moments douloureux, puis de minimiser son expérience en lui reprochant d’être « hypersensible » ou d’avoir « mal interprété »… Vous pouvez, avec respect, poser des questions, mais personne ne vous doit de réponse. Alors faites-le humblement et, quand les gens vous répondent, discutez honnêtement avec eux et montrez que vous appréciez leur temps et leur énergie à leur juste valeur.
  6. Acceptez l’inconfort. Il faut du travail pour changer un système qui ne fonctionne pas. Et ce travail ne sera pas toujours agréable. Les discussions sur le sexisme, le racisme, la transphobie, le privilège, l’appropriation culturelle et d’autres questions sociales sont toutes interreliées (voyez la signification du terme intersectionnalité pour en savoir plus), et ces questions complexes suscitent en nous toutes sortes d’émotions. Mais l’inconfort est un signe important que nous avons peut-être quelque chose à apprendre.

Nous avons tous un rôle à jouer dans la lutte pour l’égalité des sexes. Nous avons aussi la responsabilité de mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles en nous informant et en posant des gestes positifs.

Bonne Journée internationale des femmes!

La ressource en matière de droit d’auteur pour le personnel enseignant : OutilDecisionDroitdAuteur.ca

Il existe une excellente ressource en ligne qui aide les enseignantes et enseignants à déterminer si la disposition relative à l’utilisation équitable permet d’utiliser de courts extraits d’une œuvre protégée par le droit d’auteur pour les élèves de leur classe.

Le site www.OutilDecisionDroitdAuteur.ca aide le personnel enseignant à décider, en quelques clics seulement, si la disposition relative à l’utilisation équitable de la Loi sur le droit d’auteur permet la reproduction de courts extraits de documents imprimés et d’œuvres artistiques ou audiovisuelles pour les élèves sans qu’il soit nécessaire d’obtenir la permission du titulaire du droit d’auteur.

Ainsi, la prochaine fois que vous vous demanderez « Puis-je utiliser ceci dans la salle de classe? Est-ce que je peux en faire la reproduction? », la réponse se trouve à portée de la main! Vous pourrez obtenir les réponses à vos questions sur le droit d’auteur en 30 secondes sur le site www.OutilDecisionDroitdAuteur.ca. En quelques clics dans cette ressource conviviale, les enseignantes et enseignants pourront savoir comment appliquer la disposition relative à l’utilisation équitable et si leur utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur est « équitable ».

www.OutilDecisionDroitdAuteur.ca

Le site OutilDecisionDroitdAuteur.ca informe les enseignantes et enseignants au sujet de leurs droits et de leurs obligations en matière d’utilisation d’œuvres d’autrui protégées par le droit d’auteur. Il leur permettra de mieux comprendre la loi et l’application des Lignes directrices sur l’utilisation équitable. Il y a d’autres ressources importantes relatives au droit d’auteur, que tout le personnel enseignant devrait connaître :

Toutes ces ressources peuvent être imprimées pour que le personnel enseignant puisse s’y référer facilement.

Le site www.OutilDecisionDroitdAuteur.ca est une ressource utile pour veiller à ce que le personnel enseignant respecte la loi. Il est important que les enseignantes et enseignants connaissent leurs droits en vertu de la Loi sur le droit d’auteur du Canada – et il est très important qu’ils connaissent leurs limites. Si vous ne savez pas avec certitude si une utilisation est équitable, utilisez l’outil de décision du droit d’auteur.

Visitez le site www.OutilDecisionDroitdAuteur.ca

The Copyright Resource for Teachers : CopyrightDecisionTool.ca

There is a great on-line resource to help teachers determine whether fair dealing permits them to use short excerpts from copyright-protected materials for the students in their classrooms.

CopyrightDecisionTool.ca helps teachers decide, with a few clicks, whether the fair-dealing provision in the Copyright Act permits copying of short excerpts from print materials, artistic works, or audiovisual materials for students without having to get copyright permission.

So, the next time you wonder, “Can I use this in the classroom? Can I copy it?” the answer is at your fingertips! It takes 30 seconds on CopyrightDecisionTool.ca to have your copyright questions answered. By clicking through this user-friendly resource, teachers will know how to apply fair dealing and whether their use of the copyright-protected materials is “fair.”

www.CopyrightDecisionTool.ca

CopyrightDecisionTool.ca informs teachers about their rights and obligations when they use copyright-protected works of others. It will ensure that they better understand the law and the application of the Fair Dealing Guidelines. There are other important copyright resources all teachers should become familiar with:

All of these resources can be printed for teachers’ easy reference.

CopyrightDecisionTool.ca is a helpful resource to keep teachers on the right side of the law. It is important for teachers to know their rights under Canada’s copyright law, and it is very important for them to know their limits. When in doubt about whether a use is fair dealing, use the Copyright Decision Tool.

Visit (and bookmark!): www.CopyrightDecisionTool.ca

 

Notre profession à l’horizon 2018 sur la scène nationale

Par H. Mark Ramsankar

En juillet 2017, je suis devenu le président de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE). J’ai trouvé mes premiers mois dans ce poste essoufflants et éprouvants par moments, mais aussi passionnants et globalement très satisfaisants. Il s’est passé tellement de choses en si peu de temps! Surtout, je suis stupéfait de voir à quel point le temps a passé vite. Six mois, cela peut paraître beaucoup et, pourtant, une autre année s’est déjà terminée et une nouvelle commence. En cette période charnière, j’ai pris le temps de réfléchir à ce que j’ai appris dans mon nouveau rôle et à ce qui se profile à l’horizon 2018.

En 2017, notre Forum canadien sur l’éducation publique, juste avant l’AGA de la FCE, a eu pour thème le bien-être dans nos écoles. Deux ans auparavant, en 2015, la santé mentale des jeunes a été le leitmotiv de notre campagne en prévision des élections fédérales. Ces thèmes restent des priorités tandis que nous poursuivons notre action politique pour avoir dans tout le Canada des écoles sécuritaires et bienveillantes. Pour les enseignantes et enseignants de notre pays, la question de la santé mentale et du bien-être des élèves et des membres de la profession est un sujet primordial de préoccupation. Étant donné l’incroyable diversité qui caractérise les classes et les écoles canadiennes, il est absolument essentiel de fournir le soutien et les services nécessaires aux élèves ayant des besoins particuliers ou aux prises avec un problème de santé mentale. Malheureusement, en cette période d’austérité, les ressources et le soutien continuent de manquer.

À la Conférence nationale sur la négociation collective de juin 2017, nos organisations Membres ont signalé une augmentation du nombre d’incidents violents dans les classes. L’éducation est un milieu dynamique dans toutes les provinces et tous les territoires. Les influences externes sur les classes sont très réelles et échappent généralement au contrôle ou à l’influence du personnel enseignant.

Le grave manque de soutien et de ressources pour les élèves ayant des problèmes sérieux de comportement a mené à une augmentation des incidents violents qui mettent en danger les élèves et leurs enseignantes et enseignants. Nos écoles ont besoin d’un meilleur financement et de ressources accrues pour l’éducation de l’enfance en difficulté, d’une stratégie globale de soutien en matière de santé mentale des enfants, ainsi que de formation sur la santé et la sécurité, et des mesures de protection correspondantes à l’intention de tout le personnel scolaire. Les résultats de sondages menés par l’Ontario English Catholic Teachers’ Association et la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario sont là pour en témoigner! L’évolution démographique que connaît la clientèle scolaire, les changements qui surviennent dans la taille des classes et leur structure, l’augmentation des incidents violents dans les classes, les exigences grandissantes d’évaluation et de communication des progrès des élèves, l’accès au personnel enseignant 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et l’intensification sans précédent de l’intrusion des entreprises commerciales dans l’éducation font que, dans l’ensemble du Canada, les milieux de l’enseignement et de l’apprentissage sont mis à rude épreuve.

Les organisations Membres nous ont aussi avertis que le nombre d’incidents violents signalés est en fait bien en deçà de la réalité avec laquelle le personnel enseignant doit composer jour après jour à l’école. L’écart s’explique peut-être par la stigmatisation qui suit parfois le signalement d’actes violents survenus dans la classe. Le personnel enseignant peut hésiter à faire ce signalement parce qu’il a le sentiment que cela risque de mettre en cause sa compétence aux yeux des autres. Nous devons continuer de faire pression pour que les écoles disposent des ressources et du soutien dont le personnel enseignant a besoin pour poursuivre son travail comme il l’entend, de manière à répondre aux besoins des élèves et réduire le stress qui se vit quotidiennement dans la salle de classe.

La FCE est préoccupée à juste titre par le projet de loi d’initiative parlementaire S-206, actuellement en deuxième lecture au Sénat. Si ce projet de loi qui, dans les faits, propose l’abrogation de l’article 43 du Code criminel du Canada est adopté, l’approche malavisée qu’il suggère aura une incidence sur la sécurité des élèves et la capacité du personnel enseignant de travailler directement avec eux. L’article 43 constitue la seule mesure de protection dont dispose le personnel enseignant contre d’éventuelles poursuites rattachées à leur exercice de la profession dans le contexte compliqué et imprévisible des écoles d’aujourd’hui.

En avril 2017, la sénatrice Céline Hervieux-Payette a pris la parole devant le Conseil d’administration de la FCE au sujet du projet de loi S-206, qu’elle a elle-même présenté au Sénat et que le sénateur Murray Sinclair parraine maintenant à son tour. Les membres du Conseil ont profité de l’occasion pour l’informer des répercussions négatives que l’abrogation de l’article 43 risquait d’avoir sur la sécurité des élèves et le personnel des écoles. La FCE est fondamentalement opposée au châtiment corporel sous toutes ses formes, mais reconnaît que le personnel enseignant doit pouvoir avoir un contact physique avec les élèves et même parfois exercer une contrainte physique sur les élèves pour leur sécurité et celle des autres. La FCE et ses organisations Membres pensent que la sénatrice a entendu leur message. Celle-ci a promis qu’elle allait réexaminer le projet de loi avec le ministère de la Justice à la lumière des préoccupations du corps enseignant. En 2018, la FCE continuera de surveiller de près l’évolution de ce dossier. Le 7 décembre 2017, le débat sur le projet de loi S-206 a été ajourné.

Le dossier des droits d’auteur en éducation en est un autre qui continuera d’orienter notre action politique en 2018. La loi actuelle du Canada est perçue sur la scène internationale comme un modèle à suivre, mais l’industrie de l’édition a une fois de plus réussi, en clamant ses préoccupations, à ramener ce dossier sous les feux des projecteurs. Le gouvernement fédéral travaille actuellement à l’examen de la loi et les créatrices et créateurs de contenu, avec l’industrie, multiplient les pressions pour amener le gouvernement à modifier la loi. Membre d’une coalition qui représente l’éducation, la FCE a fait connaître son opposition aux changements proposés et prône le maintien des dispositions relatives à l’utilisation équitable établies par la Cour suprême du Canada en 2012. Si les créateurs et créatrices obtiennent gain de cause, on peut s’attendre à une augmentation des droits d’auteur qui viendra détourner au profit des maisons d’édition des fonds qui normalement iraient aux élèves et aux écoles. Ce détournement des fonds minera gravement la capacité du personnel enseignant d’accéder aux ressources dont il a besoin et de l’utiliser dans ses classes.

J’invite toutes les organisations Membres de la FCE et les membres du corps enseignant canadien à faire pression sur leurs représentantes et représentants gouvernementaux au cours des prochains mois afin que le gouvernement maintienne les dispositions sur l’utilisation équitable par notre système d’éducation. Il est important que nous saisissions toutes les occasions de faire entendre notre voix. Notre action politique trouve toute sa force dans l’appui des quelque 250 000 personnes qui composent la profession enseignante et dans notre voix collective. Vous, les chefs de file de la profession, êtes, par la voie de vos organisations professionnelles, les moteurs de la FCE. C’est par notre action que nous continuerons de renforcer le système d’éducation publique de classe mondiale que le Canada offre à ses citoyens.

Les enseignantes et enseignants en salle de classe sont bien placés pour dire ce qui se passe dans les écoles du Canada en 2018 et doivent le faire. Ils doivent faire connaître les réalités de l’éducation aujourd’hui et montrer les effets du manque de soutien, alors qu’ils composent avec l’inclusion scolaire et la création de classes inclusives, sur le contexte et les possibilités d’apprentissage pour les élèves du Canada. Les enseignantes et enseignants savent bien que l’apprentissage repose sur la relation entre eux et leurs élèves. En 2018, la FCE axera ses efforts sur la préservation et le développement de cette relation et des milieux d’apprentissage sûrs et sains.

(H. Mark Ramsankar est le président de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants.)

Looking ahead to 2018 — nationally and professionally

By H. Mark Ramsankar

I became the Canadian Teachers’ Federation (CTF) President in July 2017. These first few months have been exciting, fast paced, trying yet fulfilling. So much has happened in such a short period of time. What is of interest is the speed at which time has travelled. Six months seems like a long time yet here we are; closing out another year and heading into a new one. So, what have I learned in this new role and what might be ahead as we travel into 2018?

In 2017, the well-being of our schools was the theme of CTF’s pre-AGM Canadian Forum on Public Education, and youth mental health was the focus of our 2015 federal election campaign. These remain our focal priorities as we continue to advocate for safe and caring schools across Canada. A key issue of concern for Canadian teachers is the mental health and well-being of our students and teachers. Given the incredible diversity of Canadian classrooms and schools; providing the necessary supports and services for students identified with special academic needs and facing mental health challenges are absolutely critical. Sadly, resources and supports continue to lag in this age of austerity.

Our national collective bargaining conference in June 2017 found our Member organizations indicating and reporting an increase in the number of incidences concerning violence in Canadian classrooms. Education is a dynamic sector in all our provinces and territories. Outside influences on Canadian classrooms are very real and generally beyond a teacher’s influence or control.

The critical lack of supports and resources for children with serious behavioral issues has led to a rise in violent outbursts placing students and teachers at risk. Our schools need stronger funding bases and resources for special education, a comprehensive approach to supporting children’s mental health as well as health and safety protection and training for all school personnel. Teacher survey reports released by the Ontario English Catholic Teachers’ Association and the Elementary Teachers’ Federation of Ontario speak clearly to this issue.

The change in student demographics, class size and structure, the rise in violent incidents in our classrooms, the growing demands for recording and reporting student progress, 24-7 access to teachers along with the unprecedented growth of corporate intrusion/interests are straining our teaching and learning environments across Canada.

Member organizations also said the number of episodes reported does not come close to the reality of violence teachers face regularly at school. This may be due to a stigma to reporting acts of violence in the classroom. The result is that teachers can be reluctant to report because they perceive it may reflect poorly on their worth as an educator. We need to continue advocating for resources and the support necessary so teachers can teach the way they want to teach to continue meeting the needs of their students and to reduce the day-to-day stress of the classroom.

CTF is justifiably concerned with Bill S-206, a private member’s bill which is currently at second reading in the Senate, effectively calling for the repeal of Section 43 of the Criminal Code of Canada. If passed, this wrong-headed approach will impact students’ safety and the teacher’s ability to work directly with students. Section 43 is the only protection teachers have against prosecution when they are carrying out their duties in the complicated, unpredictable climate of today’s schools.

In April 2017, Senator Céline Hervieux-Payette spoke to the CTF Board of Directors about Bill S-206, the bill she introduced in the Senate which has since been taken over by Senator Murray Sinclair. Board members took the opportunity to inform the Senator of the negative impact the repeal could have on the safety and security of all students and personnel in schools. CTF is fundamentally opposed to any form of corporal punishment but recognizes the need for physical contact with students and, at times, the need for physical restraint to ensure their safety and the safety of others. We believe and hope she heard our message. Senator Hervieux-Payette promised to reexamine the bill with the Justice department in order to address the concerns of teachers. 2018 has CTF continuing to closely monitor Bill S-206. Debate was adjourned on December 7, 2017.

Copyright in Schools is currently another focus of our advocacy work which will continue in 2018. The current legislation is viewed as an international example to model yet concerns by the publishing industry have once again brought it forward as an issue. As the federal government is currently reviewing the copyright legislation, content creators and the industry sector have been busy lobbying the federal government for changes. CTF as part of the Education coalition has been lobbying against the proposed changes but for maintaining the fair use/fair dealing provisions established by the Supreme Court of Canada in 2012. If creators succeed in a revised federal legislation in their favour, we can all expect to see increased copyright fees that will siphon education funds away from students and schools and into the pockets of publishers. This will seriously harm teachers’ ability to access and use resource materials in Canadian classrooms.

I invite all CTF Members organizations and Canadian teachers to pressure their federal representatives throughout the coming months to maintain the fair use/fair dealing provisions in our education system. It’s important to have our voices heard at every opportunity.

The power of close to a quarter of a million voices and the collective voice of our profession are what drive our advocacy efforts. You as teacher leaders are the drivers of CTF through your professional organization. Through this work, we can continue to strengthen our world class public education system.

As classroom teachers, we must tell the story of today’s Canadian classrooms in 2018. What are the realities we face and how does lack of support combined with inclusion and the creation of inclusive classrooms impact learning environments and Canadian students’ opportunities to learn? Teachers understand the essence of learning is founded in the relationships between teachers and students. Support for nurturing and developing these meaningful relationships and maintaining safe and healthy learning environments is the work ahead in 2018.

(H. Mark Ramsankar is the President of the Canadian Teachers’ Federation)

“Made in Canada” education privatization

By H. Mark Ramsankar

Edu-business is a term used to describe the multi-trillion dollar education market. According to Edudemic, a pro-tech in education website, the industry is “not only huge; it’s also undergoing more changes recently than it has at possibly any other point in history. Startups are sprouting to fill in gaps and create new technologies to service this increasingly lucrative field.”

The door for privatization was opened wide by GERM, the Global Education Reform Movement, the nice folks that promote charter schools, voucher programs, increased competition between schools, test-based accountability and the narrowing of curriculum.

Continue reading (Perspectives web magazine): http://perspectives.ctf-fce.ca/en/article/3144/

H. Mark Ramsankar is the President of the Canadian Teachers’ Federation from July 2017 to July 2019.

La privatisation de l’éducation « fabriquée au Canada »

Par H. Mark Ramsankar

L’éducation représente un marché de plusieurs billions de dollars. D’après Edudemic, un site Web qui fait la promotion des technologies en éducation, ce marché n’est [traduction libre] « pas seulement énorme; il a récemment connu plus de changements que jamais auparavant. De jeunes entreprises poussent pour combler des lacunes et créer de nouvelles technologies au service de ce secteur de plus en plus lucratif. »

La porte de la privatisation a été largement ouverte par les adeptes du mouvement mondial de réforme de l’éducation ou GERM (l’acronyme anglais de Global Education Reform Movement), ces charmantes personnes qui font la promotion des écoles à charte, des programmes de bons d’études, de la concurrence accrue entre les écoles, de la responsabilisation par les tests et du resserrement du programme d’études.

Continuez la lecture (magazine Web Perspectives) http://perspectives.ctf-fce.ca/fr/article/3144/

H. Mark Ramsankar est le président de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants pour la période de juillet 2017 à juillet 2019.