About ctf-fce

Founded in 1920, the Canadian Teachers’ Federation (CTF) is a national alliance of provincial and territorial teacher organizations that represent nearly 231,000 elementary and secondary school teachers across Canada. CTF is also a member of the international body of teachers, Education International. Fondée en 1920, la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales qui représentent près de 231 000 enseignantes et enseignants des paliers élémentaire et secondaire au Canada. En outre, la FCE adhère à l’Internationale de l'Éducation, organisation internationale de la profession enseignante.

CTF’s new president talks family, presidency, and Bob Marley

By Candide Uyanze

If given the chance, H. Mark Ramsankar says he would engage in a one-hour conversation with an unlikely inspiration: Bob Marley.

H. Mark Ramsankar

Unlikely because, initially, one probably wouldn’t expect the new president of the Canadian Teachers’ Federation (CTF) to draw inspiration from the late Jamaican artist. Ramsankar, however, believes Marley’s personal values transcend career differences.

“When you look at who he was, and what he meant to music, in the Caribbean, specifically Jamaica, he took insurmountable odds and took it to a global scale.”

Particularly, Ramsankar is impressed by Marley’s ability to turn a musical genre housed in a single island into a world movement. He believes this ability, when applied to the Federation, could help with carrying on an international stage the voices of the 232,000+ teachers CTF represents, and helping those teachers recognize the value of their collective voice.

H. Mark Ramsankar (bottom row, far left) poses here with CTF’s 2012-2013 Executive Committee at CTF’s 2012 Annual General Meeting (AGM).

Ramsankar knows especially well the importance of this. The father of two, former vice-principal and union leader first heard about teachers’ unions as a young Albertan educator in the late 80s. A presentation on having active involvement in one’s professional organisation led Ramsankar to conduct further research and get involved with his teachers’ association at the local, provincial, and, subsequently, national levels. In 2012, when he was vice-president of The Alberta Teachers’ Association (ATA), Ramsankar was elected to the CTF Executive Committee. The following year, he was elected president to the ATA a position he held until 2017. In 2016, he was elected CTF president-designate, a transitional role to prepare for his presidency in 2017.

CTF President H. Mark Ramsankar (left) and Past President Heather Smith (right) at the CTF’s 2017 AGM. Ramsankar is signing the changeover documents.

In terms of preparation for his new role, Ramsankar says he has been taking advice indirectly from past CTF presidents over the years by observing their actions and words. They have also encouraged him to be who he is and carry his voice with passion and integrity. He also draws inspiration from leaders with different characteristics, believing there is no singular, right or wrong way to do things.

Ramsankar acknowledges the strong leadership CTF has had over the years. “Will I be able to hold up my end, so to speak? I’m working towards that. I really hope I can. There are areas I continue to work on.”

“But I guess the number one thing I’ll miss about Alberta is my family. It’s going to be tough, but it’s a hurdle that we’re going to work to overcome.”

When asked what he looks forward to the most in his two-year position, the new president cites growing as an individual, representing the country and teaching profession, as well as tackling topics and issues affecting Canadian teachers and public education.

In terms of the next steps in his new role, Ramsankar says he must learn more about the inner-workings of CTF, know about all the responsibilities and commitments the position will entail, determine the most pressing issues that were highlighted during CTF’s annual Forum and AGM, and think about how to set up better coordinated communication between Member organizations among themselves and with CTF.

Finally, throughout his three decades of experience in schools and teachers’ associations, Ramsankar believes the skills that shine through in each of his leadership positions are bringing people together under a common goal as well as working for and serving the people he represents.

“Those are some of the things that I’m prepared to do and bring to CTF.”

H. Mark Ramsankar (center-right) stands with his Member organization, ATA, at CTF’s 2016 AGM.

(Candide Uyanze worked as a CTF communications assistant during the summer of 2017)

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Le nouveau président de la FCE parle de sa famille, de la présidence et de Bob Marley

Par Candide Uyanze

Si c’était possible, Mark Ramsankar aimerait passer une heure à discuter avec nul autre que Bob Marley, une source d’inspiration quelque peu inusitée!

H. Mark RamsankarPourquoi? Parce que, de prime abord, on ne s’attend pas à ce qu’un président de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) trouve son inspiration dans un personnage comme l’artiste jamaïcain maintenant décédé. Pourtant, Mark Ramsankar estime que les valeurs incarnées par Bob Marley transcendent les différences professionnelles.

« Quand on pense à ce qu’il était et à ce qu’il a représenté dans la musique des Caraïbes et plus précisément de la Jamaïque, on se rend compte qu’il a réussi, malgré des obstacles qui auraient pu être insurmontables, à se faire apprécier dans le monde entier. »

En particulier, le nouveau président de la FCE admire le talent avec lequel Bob Marley a réussi à transformer un genre musical propre à son île en un mouvement planétaire. Mark Ramsankar pense qu’un tel talent, mis au service de la FCE, permettrait de faire résonner sur la scène internationale les voix des quelque 232 000 enseignantes et enseignants que la FCE représente et d’amener ceux-ci à reconnaître toute la valeur de leur voix collective.

Mark Ramsankar (rangée avant, extrême gauche) pose en compagnie du Comité exécutif de la FCE de 2012-2013 à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle de 2012 de la Fédération.

Mark Ramsankar, lui, est très conscient de la valeur de cette voix. Ancien directeur adjoint d’école et dirigeant syndical, ce père de deux enfants a entendu parler pour la première fois des syndicats de l’enseignement vers la fin des années 1980 alors qu’il débutait sa carrière d’enseignant en Alberta. À la suite d’une présentation pour encourager le personnel enseignant à jouer un rôle actif dans son organisation professionnelle, Mark Ramsankar a poussé plus loin sa recherche et décidé de s’engager auprès de son association professionnelle, d’abord au niveau local, puis provincial et, par la suite, national. En 2012, alors qu’il occupait le poste de vice-président de l’Alberta Teachers’ Association (ATA), il a été élu au Comité exécutif de la FCE. L’année suivante, il est devenu président de l’ATA, fonction qu’il a gardée jusqu’en 2017. En 2016, il a été élu président désigné de la FCE, un rôle transitoire qui devait le préparer à assumer la présidence à partir de 2017.

Le président de la FCE Mark Ramsankar (à gauche) et la présidente sortante Heather Smith (à droite) signent les documents de passation de pouvoirs à l’AGA de 2017 de la FCE.

Pour se préparer à son nouveau rôle, Mark Ramsankar explique qu’au fil des ans, il a observé les anciens présidents et présidentes de la FCE dont l’expérience lui a donc profité indirectement. Ces personnes l’ont aussi encouragé à être lui-même et à faire connaître ses idées avec passion et intégrité. Il a aussi d’autres modèles aux caractéristiques différentes, parce qu’il estime qu’il n’y a pas qu’une seule bonne ou mauvaise façon de faire les choses.

Le nouveau président reconnaît et apprécie toute l’influence que la FCE a exercé au cours des années. « Serai-je capable d’apporter ma digne contribution? J’y travaille déjà et j’espère vraiment y arriver. Il y a encore des aspects auxquels je continue de travailler. »

Sur une autre note, le président confie qu’une chose lui manquera plus que toute autre de l’Alberta : sa famille. « La séparation va être difficile à vivre, mais c’est une difficulté que nous apprendrons à surmonter. »

Quand on lui demande ce qu’il espère le plus de sa présidence de deux ans, Mark Ramsankar parle de la chance qu’il aura de progresser comme personne, de représenter le pays et la profession de l’enseignement, et de faire avancer les dossiers importants pour les enseignantes et enseignants, et pour l’éducation publique au Canada.

Au sujet de ce qu’il compte faire en premier lieu dans son nouveau rôle, le président explique qu’il devra d’abord en apprendre davantage sur le fonctionnement interne de la FCE et sur tout l’éventail de responsabilités et d’engagements qui viennent avec son titre. Il devra aussi déterminer quels dossiers, parmi ceux signalés au Forum annuel et à l’AGA de la FCE, sont les plus pressants, et réfléchir à la manière de mieux coordonner la communication entre les organisations Membres elles mêmes et entre elles et la FCE.

Pour finir, pendant les 30 ans qu’il a passés à travailler dans des écoles et des associations de l’enseignement, Mark Ramsankar pense que, dans tous les postes de direction qu’il a occupés, il s’est surtout démarqué par sa capacité de rassembler son équipe autour d’un objectif commun et de travailler avec elle au service de ceux et celles qu’il représente.

« Voilà certaines des choses que j’espère faire et apporter à la FCE. »

Mark Ramsankar (centre droite), accompagné de membres de son organisation, l’ATA, à l’AGA de 2016 de la FCE.

(Candide Uyanze a travaillé à la FCE comme adjointe aux communications pendant l’été 2017.)

Past President of national teachers’ federation reflects on presidency, career

By Candide Uyanze

Heather-Smith1On July 14, 2017, at the Canadian Teachers’ Federation’s (CTF) Annual General Meeting (AGM) in Ottawa, Heather Smith signed the documents which officially declared the changeover from her role as President of the CTF onto H. Mark Ramsankar. Smith, a former New Brunswick principal and elementary teacher of 35 years, served her term as President from 2015 to 2017.

A week before the end of her term, Smith agreed to an interview reflecting upon her presidency, career, and life.

Uyanze: Tell us about your upbringing.

Smith: I am the youngest of three children born to two parents who were inspiring role models of community service. My father and brother are both inductees into sports halls of fame, my father at the provincial level and my brother at the municipal, for their years of work in organization of various sports. My parents were volunteers on school boards, municipal councils, our church and a myriad of volunteer boards. It only seemed natural that I would also get involved in volunteering and in my case it was, for the large part, within my profession.

Almost 40 years ago, I was diagnosed with Stage 4 Lymphoma and underwent a year of both chemotherapy and radiation treatments. At 18 years old, it had a profound impact on my university career and on my outlook on life. I am fortunate that my family had the means for monthly travel from New Brunswick to Toronto for treatment and that my mother was able to put her life on hold to be with me on the vast majority of these trips. As a result of this experience, I really don’t ‘sweat the small stuff’! I appreciate the time I have been given to live my life and that has had impact on the choices I have made.

My mother has been a great role model for my sister and me. My sister was President of the Canadian Physiotherapy Association and we both give credit to our mother for having the confidence to take on any challenge with which she was presented. My mother was a journalist for the two provincial papers in New Brunswick in a time when most news reporters were male, but that did not deter her from pursuing the career she had chosen. My sister and I never felt we were less capable than our brother and we were inspired by the role model that our mother was and still is, actually. My mother is 87 and she still golfs, plays badminton and writes the odd news story for her church or the Bathurst Branch of the New Brunswick Scottish Cultural Association.

Uyanze: Describe your professional path.

Smith: I returned to Mount Saint Vincent University in Halifax once I was in remission and completed my Bachelor of Child Study in 1982 with majors in Elementary and Special Education. I accepted a Grade 4 teaching position in the small village of McAdam where I met my husband and had the first two of our three children. Interestingly, I was told by doctors at the Princess Margaret Hospital in Toronto that, due to the location of my radiation treatments, I would not be able to have children! I taught in McAdam for seven years before moving to my hometown of Bathurst in northeast NB.

I was a substitute teacher for two years before being hired to teach Kindergarten in the first year this grade was introduced to the NB education system. I taught Kindergarten as a solo teacher with a class of 27 children and as a team of two teachers with 52 five-year-olds. I loved team teaching and continued to seek other such opportunities.

My Principal suggested that I apply for the Leadership training offered by my School District and little did I know the impact this choice would have on my professional trajectory. This training boosted my confidence in my abilities as a teacher leader and provided me great opportunities.

I completed two years of distance education, studying and completing assignments while still teaching full time, and in 2006, was presented with a Master of Education in Literacy from Mount Saint Vincent University.

While working towards my Master degree, I was offered an eight-week Acting Principal position for a Principal on medical leave and found that I loved the balance of teaching and leading a team of educators. Over the next 13 years, I held Acting Vice-Principal and Principal positions and was Principal of a small rural school where I was able to teach and be administrator. After 35 years of teaching, I am retiring with no regrets.

Uyanze: What do you enjoy doing in your free time?

Smith: I enjoy reading, playing cards, being near the ocean and really spending as much time with family as I can.

Heather-Smith2Uyanze: How did you get involved with CTF?

Smith: As President of NBTA from 2011-13, I was a member of the CTF Board of Directors. My interest in and awareness of the work of CTF went back to the six years before 2011, when I was a member of the NBTA Board of Directors, and the two years I was NBTA Vice-President.

I never had any intention of running for office in either NBTA or CTF but was encouraged by colleagues to do so. When we are presented with opportunities, the choices we make determine our career path. I was offered the possibility of running for the opportunity to represent fellow teachers because others saw leadership potential in me. I have never seen myself as a politician but, because others had confidence in my abilities, I put myself forward. I haven’t always won but it was never about me winning: it was about me putting myself forward as a choice for those voting. I still had a job that I loved, teaching and administrating at my school.

Uyanze: When you first started your term, what was your objective, what were your goals?

Smith: I have to honestly say that I didn’t have any goals other than to represent the high ideals of CTF on both a national and international stage. I wanted to develop a greater awareness in Canadian teachers of what CTF does on their behalf and what CTF has to offer to them as an individual teacher. I attempted to present myself as a classroom teacher with no greater abilities or skills than they each had and to encourage them to consider representing their colleagues as well.

Uyanze: Do you feel like you’ve accomplished that?

Smith: I’d like to think I have. In every speech I delivered I tried to be down to earth and to be down to earth to the listeners. I presented myself as a teacher first whether speaking within Canada or internationally because that is how I think of myself. I believe that the position of CTF President is less about me and more about how I can leverage my position to improve the daily lives of teachers and children in Canada.

Uyanze: How has the move from New Brunswick affected your family?

Smith: Two of my children had already begun their careers, as an Optometrist and a Museum Curator and my youngest was already away from home working towards her degree in Youth and Child Studies. My husband was able to work from home in Ottawa so there was not a huge impact on our family. However, our son left home for university after graduating from high school in 2001 and over the next 12 years he only spent a week in the summer and one at Christmas with us. He lives here in Ottawa so my involvement in CTF both as a Board member and as President has allowed us to spend more time with him and get to know him as an adult and not just as our son.

Heather-Smith3 Uyanze: What are your fondest memories as President of the CTF?

Smith: I loved working at CTF as the organization undertakes somewhat of a transformation under the capable leadership of Cassie Hallett, Secretary General. The CTF staff is committed and a real pleasure to work with. I have enjoyed meeting all the teachers in the Member organizations of CTF on their ‘home turf’. I loved being immersed in the culture of each organization and listening to the debate on the issues that are important to them. It is the people that I have met that I enjoyed most.

I have also enjoyed representing Canadian teachers internationally. Again, it is the people you meet and get to work with that invoke the fondest memories.

Uyanze: How did you find this experience?

Smith: I thoroughly enjoy learning. It is a huge step to move from talking about what you know—the education system in my own province of New Brunswick— to learning the files that CTF works on at the national and international level. I liked having to learn more about how the federal government operates and how best to strategize to achieve our goals.

Heather-Smith4Uyanze: If you could go back in time and talk to yourself at the beginning of your term, what would you say?

Smith: Strive to be more organized! Keep more lists! Be more aggressive with follow-up after initial meetings with federal politicians, civil servants and other national organizations.

Uyanze: Do you feel like you’ve changed since the beginning of your term? If so, how?

Smith: I don’t really feel like I’ve changed… at least I hope I haven’t. I think of myself as a very down to earth person and I hope that being in this position has not changed that. Personally I feel more confident talking with those I do not know but that is not a change, really.

Uyanze: Is there anything you would do differently?

Smith: I don’t think I would change anything except that I would love to be in this position at CTF for a little bit longer. I am sure that every person in this position would say the same thing but I really feel that in my second year as President, I have developed some relationships that I would love to have the opportunity to deepen for the benefit of CTF. I also feel that CTF is entering a time of great opportunity in relation to its relationship with the federal government and I would love to be part of that.

heather-smith5.jpgUyanze: Do you have any words of advice for the next President?

Smith: Be organized and keep lists. Follow up on meetings. Put CTF first for the two years you are in this position. Always take the high road. Remember that this is not about you as President but is about advocating for what is best for the Canadian teachers we represent and for the children they teach. For the two years you are President, you have no personal public opinions; your public views are those of the organization and you need to listen to the advice of the CTF staff.

Uyanze: What will you miss the most?

Smith: I will miss the people, those I have met through my time as President and those with whom I have worked closely with here at CTF. I will miss the fast pace of the position and the opportunity to have a positive impact for Canadian teachers, students and education.

Uyanze: What is next for you?

Smith: I will retire as of July 31st and move back to the Maritimes. I have lived most of my life in New Brunswick but we just bought a condo this spring in Nova Scotia, on the Northumberland Strait, and I look forward to seeing many sunsets over the ocean. I also look forward to seeing many fewer sunrises! My husband is a teacher as well and we have always said how we would look to teach overseas when we retire, so who knows? That just might be in our future too! We love to travel, so I’m sure we will visit many new countries in the coming years. I know I will look for volunteer opportunities in my new community because that is what I was brought up doing and what I have always done.

Editor’s note: Interview responses have been edited for length and clarity.

(Candide Uyanze worked as a communications assistant during the summer of 2017)

La présidente sortante de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants repense à sa présidence et à sa carrière

Par Candide Uyanze

Heather-Smith1Le 14 juillet 2017, à l’Assemblée générale annuelle (AGA) de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), à Ottawa, Heather Smith a signé les documents qui ont officialisé la passation des pouvoirs entre elle et H. Mark Ramsankar, le nouveau président de la FCE. Ancienne directrice d’école et enseignante à l’élémentaire comptant 35 ans d’expérience au Nouveau-Brunswick, Heather Smith a présidé la Fédération de 2015 à 2017.

Une semaine avant la fin de son mandat, la présidente sortante a accepté de répondre à quelques questions sur sa présidence, sa carrière et sa vie.

Candide Uyanze : Parlez-nous de votre enfance.

Heather Smith : Je suis la benjamine d’une famille de trois enfants dont les parents ont été d’inspirants modèles engagés dans le travail communautaire. Mon père et mon frère ont tous deux été intronisés à des temples de la renommée des sports, mon père à l’échelon provincial et mon frère à l’échelon municipal, en reconnaissance de leurs années d’engagement dans l’organisation d’activités sportives diverses. Mes parents ont siégé bénévolement à des conseils scolaires et municipaux, ont été bénévoles dans notre église et ont fait partie d’une foule de conseils constitués de bénévoles. C’est donc tout naturellement que je me suis moi aussi engagée dans le bénévolat, et je l’ai fait en grande partie dans le cadre de ma profession.

Il y a presque 40 ans, j’ai reçu un diagnostic de lymphome de stade 4 à la suite de quoi j’ai dû suivre des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie pendant un an. À 18 ans, cette épreuve a eu un impact profond sur mon parcours universitaire et ma conception de la vie. Je devais tous les mois faire le voyage entre le Nouveau-Brunswick et Toronto où je suivais mes traitements, et j’ai eu de la chance que mes parents aient pu payer ce voyage mensuel et que ma mère ait pu mettre sa vie en suspens pour m’accompagner la plupart du temps. Depuis, je ne m’inquiète pas des petites choses! J’apprécie chaque moment de ma vie. Et tout cela a influencé les choix que j’ai faits.

Ma mère a été un grand modèle pour ma sœur et moi. Ma sœur a été présidente de l’Association canadienne de physiothérapie et nous reconnaissons toute les deux le courage avec lequel notre mère a relevé tous les défis qui se sont présentés à elle. Ma mère a été journaliste pour les deux journaux provinciaux du Nouveau-Brunswick à une époque où la plupart des journalistes étaient des hommes, mais cela ne l’a pas empêchée de mener la carrière qu’elle avait choisie. Ma sœur et moi n’avons jamais eu le sentiment d’être moins capables ou compétentes que notre frère. Nous avons pris modèle sur notre mère qui a été, et est toujours, une grande source d’inspiration. À 87 ans, elle joue encore au golf et au badminton, et elle écrit de temps en temps des articles pour son église ou le bureau de Bathurst de la New Brunswick Scottish Cultural Association.

Candide Uyanze : Décrivez-nous votre parcours professionnel.

Heather Smith : Une fois en rémission, je suis retournée à l’Université Mount Saint Vincent, à Halifax, où j’ai obtenu mon baccalauréat en études de l’enfance en 1982 (avec majeures en enseignement au palier élémentaire et en éducation de l’enfance en difficulté). J’ai accepté un poste d’enseignante en 4e année dans le petit village de McAdam où j’ai fait la connaissance de mon mari et où sont nés les deux premiers de nos trois enfants. Fait intéressant, les médecins du Princess Margaret Hospital de Toronto m’avaient dit qu’à cause des traitements de radiothérapie que j’avais suivis, je ne pourrais pas avoir d’enfants! J’ai enseigné à McAdam pendant sept ans avant de déménager dans ma ville natale, Bathurst, située dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.

J’ai été enseignante suppléante pendant deux ans avant d’être embauchée pour enseigner à la maternelle la toute première année où celle-ci a été introduite dans le système d’éducation de la province. J’ai enseigné à la maternelle toute seule dans ma classe de 27 élèves ainsi qu’en équipe avec une autre enseignante dans une classe de 52 élèves de 5 ans. J’ai adoré enseigner en équipe et c’est quelque chose que j’ai toujours cherché à refaire.

Un jour, ma directrice m’a suggéré de suivre une formation sur le leadership offerte par mon district scolaire. J’étais loin de savoir à quel point ce choix allait influencer mon parcours professionnel. La formation m’a donné encore plus confiance en mes capacités de représentante de la population enseignante et offert de belles perspectives.

J’ai également suivi une formation à distance pendant deux ans tout en continuant d’enseigner à temps plein, et en 2006, j’ai obtenu une maîtrise en éducation (alphabétisation) de l’Université Mount Saint Vincent.

Pendant mes études de maîtrise, je me suis fait offrir un poste de directrice par intérim pour une période de huit semaines, et le fait de devoir combiner l’enseignement et la direction d’une équipe d’éducateurs et éducatrices m’a beaucoup plu. Pendant les 13 années qui ont suivi, j’ai occupé des postes de directrice adjointe et de directrice par intérim, et j’ai été directrice d’une petite école en milieu rural où j’ai pu enseigner et assumer le rôle d’administratrice. Après 35 ans d’enseignement, je prends ma retraite sans aucun regret.

Candide Uyanze : Qu’aimez-vous faire dans vos temps libres?

Heather Smith : J’aime lire, jouer aux cartes, être près de l’océan et surtout passer le plus de temps possible avec ma famille.

Heather-Smith2Candide Uyanze : Comment avez-vous commencé à vous impliquer dans les activités de la FCE?

Heather Smith : J’ai été membre du Conseil d’administration de la FCE de par mon rôle de présidente de la NBTA de 2011 à 2013. J’avais toutefois commencé à m’intéresser au travail de la FCE six ans plus tôt, à l’époque où j’étais membre du Conseil d’administration de la NBTA, puis vice-présidente de la NBTA, poste que j’ai occupé pendant deux ans.

Je n’ai jamais eu l’intention de me porter candidate à un poste électif ni à la NBTA ni à la FCE, mais des collègues m’ont encouragée à le faire. Quand des occasions s’offrent à nous, les choix que nous faisons déterminent notre parcours de carrière. J’ai eu la possibilité de me porter candidate pour représenter mes collègues enseignants parce que d’autres voyaient en moi des capacités de leadership. Je ne me suis jamais vue comme une politicienne mais, parce que d’autres avaient confiance en mes capacités, je me suis lancée. Je n’ai pas toujours gagné, mais pour moi, la victoire n’a jamais été une fin en soi. Je me présentais plutôt pour offrir un choix aux personnes qui votaient. J’avais déjà un travail que j’adorais, celui d’enseignante et administratrice à mon école.

Candide Uyanze : Au début de votre mandat, quels étaient vos objectifs?

Heather Smith : Je dois dire honnêtement que je n’avais pas d’objectif à part représenter les idéaux de la FCE sur la scène nationale et internationale. Je voulais sensibiliser les enseignantes et enseignants du Canada à ce que la FCE fait en leur nom et à ce qu’elle a à leur offrir. J’ai essayé de me présenter comme une enseignante dont les capacités ou les compétences ne sont pas supérieures aux leurs, et de les encourager à envisager de représenter eux aussi leurs collègues.

Candide Uyanze : Avez-vous le sentiment d’avoir réussi à faire cela?

Heather Smith : J’aimerais penser que oui. Chaque fois que j’ai prononcé un discours, je me suis efforcée de garder les pieds sur terre, de rester réaliste pour mon auditoire. Au Canada comme à l’étranger, je me suis présentée d’abord et avant tout comme une enseignante parce que c’est ainsi que je me vois. J’estime qu’en tant que présidente de la FCE, je dois me concentrer moins sur moi et plus sur la meilleure façon de tirer parti de ma position pour améliorer le quotidien du personnel enseignant et des enfants au Canada.

Candide Uyanze : Quel effet votre déménagement du Nouveau-Brunswick à Ottawa a-t-il eu sur votre famille?

Heather Smith : Deux de mes enfants avaient déjà commencé leur carrière, l’un comme optométriste et l’autre comme conservatrice de musée, et la troisième avait déjà quitté le nid familial pour suivre un programme de baccalauréat en études de l’enfance et de la jeunesse. Mon mari, lui, a pu travailler à domicile à Ottawa, ce qui fait que l’impact n’a pas été trop grand sur notre famille. Au contraire, mon travail à la FCE en tant que présidente et membre du Conseil d’administration nous a permis, à mon mari et moi, de passer plus de temps avec notre fils. Après ses études secondaires en 2001, celui-ci a dû quitter la maison pour aller étudier à l’université et, dans les 12 années qui ont suivi, il n’a passé qu’une semaine l’été et une autre à Noël avec nous. Comme il vit ici à Ottawa, nous avons pu le voir souvent et apprendre à connaître l’adulte qu’il est devenu.

Heather-Smith3Candide Uyanze : Quels sont vos meilleurs souvenirs en tant que présidente de la FCE?

Heather Smith : J’ai beaucoup aimé travailler à la FCE à un moment où l’organisation vit une certaine transformation sous la direction compétente de la secrétaire générale Cassie Hallett. Les membres du personnel de la FCE sont des personnes dévouées avec qui travailler a été un réel plaisir. Je suis également heureuse d’avoir pu rencontrer les enseignantes et enseignants chez eux, dans leurs organisations Membres respectives. J’ai adoré m’immerger dans la culture de chaque organisation et écouter les débats sur les questions importantes pour elle. Les personnes que j’ai rencontrées feront partie de mes plus beaux souvenirs.

J’ai également aimé représenter les enseignantes et enseignants canadiens à l’étranger. Encore une fois, ce sont les personnes que j’ai rencontrées et avec qui j’ai collaboré qui feront partie de mes meilleurs souvenirs.

Candide Uyanze : Comment avez-vous trouvé cette expérience?

Heather Smith : J’adore apprendre. Il y a une grande différence entre parler de ce que je connais — le système d’éducation de ma propre province, le Nouveau-Brunswick — et apprendre à connaître les dossiers sur lesquels la FCE travaille à l’échelle nationale et internationale. J’ai bien aimé devoir en apprendre davantage sur le fonctionnement du gouvernement fédéral et sur les meilleures stratégies à adopter pour atteindre nos objectifs.

Heather-Smith4Candide Uyanze : Si vous pouviez retourner en arrière et vous parler au début de votre mandat, que vous diriez-vous?

Heather Smith : Sois mieux organisée! Fais encore plus de listes! Assure-toi de faire un suivi rigoureux après une première rencontre avec des élus fédéraux, des fonctionnaires ou des représentants d’autres organisations nationales.

Candide Uyanze : Pensez-vous avoir changé depuis le début de votre mandat? Si oui, comment?

Heather Smith : Je ne pense pas avoir vraiment changé… du moins je l’espère. Je me considère comme une personne très réaliste et j’espère que le fait d’avoir occupé ce poste n’a pas changé cela. Personnellement, je me sens plus à l’aise de parler avec les gens que je ne connais pas, mais ce n’est pas vraiment un changement.

Candide Uyanze : Y a-t-il quelque chose que vous feriez différemment?

Heather Smith : Je ne pense pas que je changerais quoi que ce soit, sauf que j’aurais aimé occuper mon poste à la FCE un peu plus longtemps. Je suis certaine que toute personne à ma place dirait la même chose, mais j’ai vraiment l’impression qu’au cours de la seconde année de mon mandat, j’ai réussi à nouer des relations que j’aurais voulu approfondir davantage dans l’intérêt de la FCE. Je pense aussi que la FCE entre dans une période où sa relation avec le gouvernement fédéral lui offrira de grandes possibilités, et j’aurais beaucoup aimé en faire partie.

heather-smith5.jpgCandide Uyanze : Avez-vous des conseils à offrir au prochain président?

Heather Smith : Être bien organisé et faire des listes. Assurer le suivi des réunions. Faire passer la FCE avant tout le reste pendant les deux années de son mandat. Toujours emprunter le chemin de la sagesse. Se rappeler qu’être président, c’est s’oublier un peu soi-même et militer pour obtenir ce qu’il y a de mieux pour les enseignantes et enseignants canadiens que nous représentons et les enfants qui sont dans leurs classes. Pendant vos deux années à la présidence, vous ne formulez aucune opinion personnelle en public; vos opinions sont celles de l’organisation et vous devez écouter les conseils du personnel de la FCE.

Candide Uyanze : Qu’est-ce qui vous manquera le plus?

Heather Smith : Les gens vont me manquer; tous ceux et celles que j’ai rencontrés pendant mon mandat de présidente et avec qui j’ai travaillé étroitement ici, à la FCE. Je vais m’ennuyer du rythme de travail soutenu inhérent au poste et du sentiment de contribuer à améliorer les choses pour le personnel enseignant, les élèves et l’éducation en général au Canada.

Candide Uyanze : Quels sont vos projets futurs?

Heather Smith : Je vais prendre ma retraite le 31 juillet prochain et retourner dans les Maritimes. J’ai vécu la plus grande partie de ma vie au Nouveau-Brunswick, mais nous venons d’acheter un appartement en copropriété en Nouvelle-Écosse, sur la côte du détroit de Northumberland. J’ai hâte d’admirer le coucher du soleil sur l’océan. J’ai aussi hâte de ne plus voir de si nombreux levers du soleil! Mon mari est lui aussi enseignant, et nous nous sommes toujours dit qu’une fois à la retraite, nous pourrions peut-être aller enseigner à l’étranger. Cela pourrait faire partie de nos projets futurs, qui sait? Nous adorons voyager et je suis sûre que nous partirons découvrir de nombreux pays dans les années à venir. Je sais également que je ferai du bénévolat dans ma nouvelle communauté, car j’ai grandi dans cet esprit et c’est ce que j’ai toujours fait.

Note de la rédaction : Les réponses ont été légèrement modifiées par souci de concision et de clarté.

(Candide Uyanze a travaillé comme adjointe aux communications pendant l’été 2017.)

Canada: Coalface of education privatisation outlined at international seminar

Text by: Education International

The growing privatisation of public education in Canada – and globally – is of increasing concern to experts at an international seminar in Ottawa.

The privatisation and commercialisation in and of public education, both nationally and internationally, was the focus of the first day of the Canadian Forum on Public Education, hosted by the Canadian Teachers’ Federation (CTF) on 10-11 July in Ottawa, Canada. The event was attended by 100 teacher leaders from across Canada.

CTF President Heather Smith outlined the Canadian perspective while David Edwards, Deputy General Secretary of Education International, highlighted the importance of galvanising teacher unions’ efforts to counter the corporate quest for profits in the education sector.

EI’s Global Response Project Director, Angelo Gavrielatos, described how edu-businesses, including Pearson, use standardised tests as a point of entry to the education sector.

Continue Reading (Education International): https://www.ei-ie.org/en/detail/15230/canada-coalface-of-education-privatisation-outlined-at-international-seminar

Canada @ 150 – Eight big ideas to strengthen public education

By Bernie Froese-Germain

The genesis of public education in Canada and the birth of the Canadian federation have some important commonalities. They are both approximately the same age – public education has its origins in the latter half of the 19th century. More importantly, they are both works in progress, continually evolving to meet new needs and demands, one supporting and strengthening the other.

On the role that public education plays in a democratic society, philosopher and essayist John Ralston Saul eloquently stated that:

Any weakening of universal public education can only be a weakening of the long-standing essential role universal public education plays in making us a civilized democracy.
www.publiceducationnetworksociety.com/the-charter.html

In a similar vein, American philosopher and educational reformer John Dewey observed a century ago that:

It is no accident that all democracies have put a high estimate upon education; that schooling has been their first care and enduring charge. Only through education can equality of opportunity be anything more than a phrase. Accidental inequalities of birth, wealth, and learning are always tending to restrict the opportunities of some as compared with those of others. Only free and continued education can counteract those forces which are always at work to restore, in however changed a form, feudal oligarchy. Democracy has to be born anew every generation, and education is its midwife.
https://en.wikiquote.org/wiki/John_Dewey

The historic milestone of Canada’s 150th anniversary is an appropriate time to reflect on the future of public education: what kind of public education system do we need to support the vision of an inclusive, equitable, sustainable, prosperous Canada?

No one could argue that public education doesn’t play a central role in creating our future society – unfortunately, the typical discourse around educational innovation and change too often equates with standardized, market-driven reforms which undermine equity. Teachers’ organizations attempt to provide an important counter-narrative to this flawed mindset.

So, with that in mind, here are some “big” ideas (in no particular order) to strengthen public education in Canada.

  1. Education for reconciliation – In the wake of the release of the Truth and Reconciliation Commission’s final report and its Calls to Action, CTF firmly believes education is vitally important to the healing and reconciliation process and is committed to working together with Indigenous organizations and our other educational partners toward this end.
  2. The teacher voice – Classroom teachers, the experts on teaching and learning, are best positioned to know what students require to be successful in the broadest sense of the term. As such, it is vitally important to involve and incorporate the teaching profession’s views on educational change. Indeed, Jelmer Evers and René Kneyber, editors of Flip the System: Changing Education From the Ground Up, published last year by Education International (EI), argue that teachers can and should take the lead on education reform. https://www.teachers.ab.ca/Publications/ATA%20Magazine/Volume-96-2015-16/Number-1/Pages/Book-review.aspx
  3. Support for collaborative professionalism – The importance of fostering a system culture of collaborative professionalism to improve teaching and learning is one of the main recommendations of a recent study on the state of professional learning in Canada. According to Andy Hargreaves, “professional learning and development (PLD) is most effective when it takes place within a culture of collaborative professionalism where teachers work and plan together, take shared responsibility for all students’ learning in each other’s classes and schools, and undertake inquiry in teams to solve problems in their schools”.
    https://learningforward.org/who-we-are/announcements/press-releases/2016/12/05/findings-from-a-study-of-educators-professional-learning-in-canada-released-today
  4. Social and economic conditions matter – Socio-economic factors (such as child poverty and mental illness) can have an impact on student learning and educational outcomes. Improving the broader social and economic conditions of children and their families will ultimately benefit learning and the overall quality of public education.
  5. Global Education Reform Movement (GERM) – We need to deepen our awareness and understanding of global education reform and how these changes are impacting our schools and education systems. Features of GERM include school choice (charter schools, voucher programs, etc.), increased competition between schools, test-based accountability, and the narrowing of curriculum. To take one example, the growth of international benchmark testing such as the Organisation for Economic Co-operation and Development’s (OECD’s) PISA is influencing educational policy and practice in ways that can be detrimental to the goals of public education.
  6. Achieving excellence through equity – The Alberta Teachers’ Association’s (ATA’s) blueprint for educational development in Alberta, A Great School for All (PDF – 1.3 MB), takes a systematic holistic approach to educational change with equity as its foundation. The blueprint contains 12 dimensions of change which “are interconnected and recognize that schools are complex living communities that exist within an ecology bounded by culture, community, socio-economic realities, political environments and global trends and pressures.”
  7. Increase support for diversity – Given the incredible diversity of classrooms and schools – and the richness and strength that lies therein – providing the necessary supports and services for students with special needs including students with mental health problems is absolutely critical.
  8. Stem the growing tide of privatization in/of public education – Over the past two years, CTF has been actively involved in the Global Response campaign, an international effort – coordinated by EI and endorsed at the EI World Congress in Ottawa in 2015 – opposed to the privatization and commercialization of public education. The campaign has two complementary pillars:
    • Advocate for governments to do what they’re supposed to do – act in the interest of the public good with adequate funding, resources and policy to ensure quality inclusive public education.
    • Endeavour to interrupt and stop “edu-businesses” such as Pearson and Bridge International Academies from profiting at the expense of access for all to free quality publicly funded public education.

    As part of the Global Response campaign, the recently launched We The Educators initiative, a series of animated short videos supported by a detailed literature review, is intended to catalyze new conversations about the relationship between educational technology and the privatization, standardization, datafication, and (de)personalization of education.

While not exhaustive by any means, this list does touch on some core issues for the teaching profession in its efforts to ensure the provision of quality public education for all – for the next 150 years and beyond.

*This article was first published in the June 2017 issue of PerspectivesCTF’s Web magazine.

Canada @ 150 – Huit grandes idées pour renforcer l’éducation publique

Par Bernie Froese-Germain

L’éducation publique au Canada et la confédération canadienne ont d’importants points communs. D’abord, elles ont environ le même âge; l’origine de l’éducation publique remonte à la seconde moitié du XIXe siècle. Mais surtout, elles sont toutes deux en évolution. Elles changent constamment pour répondre à de nouveaux besoins et à de nouvelles exigences, l’une à l’appui de l’autre, se renforçant mutuellement.

Le philosophe et essayiste John Ralston Saul a dit ceci à propos du rôle que joue l’éducation publique dans une société démocratique :

[Traduction libre]
« Toute atteinte à l’universalité de l’éducation publique ne peut que se traduire par un affaiblissement du rôle essentiel qu’a toujours joué l’éducation publique universelle dans la quête d’une démocratie civilisée. »
www.publiceducationnetworksociety.com/the-charter.html

Dans la même veine, le philosophe et réformateur de l’éducation américain John Dewey faisait déjà observer, il y a une centaine d’années, que

[Traduction libre]
ce n’est pas un hasard si toutes les démocraties ont donné une grande importance à l’éducation, si l’éducation a été leur première préoccupation et leur responsabilité permanente. Seule l’éducation permet à l’égalité des chances d’être autre chose que des mots. Les inégalités accidentelles associées à la naissance, à la richesse et à l’apprentissage ont toujours tendance à restreindre les chances de certains par rapport à d’autres. Seule une éducation libre et continue peut contrer ces forces, qui sont toujours là pour restaurer, dans quelque nouvelle forme que ce soit, l’oligarchie féodale. La démocratie doit naître de nouveau à chaque génération et l’éducation est sa sage-femme.
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Dewey
https://en.wikiquote.org/wiki/John_Dewey

Le jalon historique que constitue le 150e anniversaire du Canada est pour nous une bonne occasion de réfléchir à l’avenir de l’éducation publique : de quel genre de système d’éducation publique avons-nous besoin pour appuyer l’idée d’un Canada inclusif, équitable, durable et prospère?

Personne ne pourrait soutenir que l’éducation publique ne joue pas un rôle central dans l’avenir de la société. Malheureusement, le discours typique autour de l’innovation et du changement en éducation se limite trop souvent aux réformes standardisées, axées sur le marché, qui minent l’équité. Les organisations de l’enseignement tentent de contrer ce discours erroné.

C’est dans cet esprit que nous vous présentons ici huit « grandes idées » (sans ordre particulier) pour renforcer l’éducation au Canada.

  1. L’éducation au service de la réconciliation : À la suite de la publication du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation et de ses appels à l’action, la FCE s’est dite fermement convaincue que l’éducation est d’une importance fondamentale pour le processus de guérison et de réconciliation. Elle est déterminée à travailler en collaboration avec les organisations autochtones et ses autres partenaires du milieu de l’éducation pour faciliter ce processus.
  2. La voix du personnel enseignant : Les spécialistes de l’enseignement et de l’apprentissage que sont les enseignantes et enseignants sont les mieux placés pour savoir de quoi les élèves ont besoin pour réussir, au sens le plus large du terme. Il est donc extrêmement important de tenir compte des points de vue de la profession enseignante sur le changement en éducation. À ce sujet, Jelmer Evers et René Kneyber, éditeurs du livre Flip the System: Changing Education From the Ground Up, publié l’an dernier par l’Internationale de l’Éducation (IE), soutiennent que les enseignantes et enseignants sont capables de prendre la tête de la réforme de l’éducation et qu’ils devraient le faire. https://www.teachers.ab.ca/Publications/ATA%20Magazine/Volume-96-2015-16/Number-1/Pages/Book-review.aspx (en anglais seulement)
  3. L’appui au professionnalisme collaboratif : Parmi les principales recommandations d’une récente étude sur l’état de l’apprentissage professionnel au Canada, il était suggéré de favoriser une culture systémique de professionnalisme collaboratif pour améliorer l’enseignement et l’apprentissage. D’après Andy Hargreaves, l’apprentissage et le perfectionnement professionnels sont utiles quand ils se font dans une « culture de professionnalisme collaboratif » où les membres du personnel enseignant travaillent et établissent leur planification ensemble, partagent la responsabilité de l’apprentissage des élèves qu’ils ou elles soient ou non dans leurs classes ou leurs écoles, et explorent des questions en équipes afin de trouver des solutions aux problèmes de leurs écoles.
    https://learningforward.org/who-we-are/announcements/press-releases/2016/12/05/findings-from-a-study-of-educators-professional-learning-in-canada-released-today (en anglais seulement)
  4. Les conditions socioéconomiques, ça compte  : Les facteurs socioéconomiques (comme la pauvreté des enfants et la maladie mentale) peuvent avoir des répercussions sur l’apprentissage des élèves et les résultats de l’éducation. Améliorer les conditions socioéconomiques générales des enfants et de leurs familles améliorera au bout du compte l’apprentissage et la qualité de l’éducation en général.
  5. Mouvement mondial de réforme de l’éducation : Nous devons mieux comprendre le mouvement mondial de réforme de l’éducation et ses répercussions sur nos écoles et nos systèmes d’éducation. Parmi les caractéristiques de ce mouvement, mentionnons le choix de l’école (écoles à charte, programmes de bons d’études, etc.), la concurrence accrue entre les écoles, la responsabilisation par les tests et le rétrécissement du curriculum. Par exemple, les tests comparatifs internationaux, de plus en plus nombreux, comme le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), influencent la politique de l’éducation et les pratiques dans ce domaine d’une manière qui peut nuire à l’atteinte des buts de l’éducation publique.
  6. Arriver à l’excellence par l’équité : Le projet de développement de l’éducation de l’Alberta Teachers’ Association, intitulé A Great School for All (PDF – 1,3 Mo), privilégie une approche systématique et holistique du changement en éducation qui repose sur l’équité. Ce projet met en évidence 12 dimensions du changement interreliées qui reconnaissent que les écoles sont des communautés vivantes et complexes, faisant partie d’un écosystème délimité par les réalités culturelles, communautaires et socioéconomiques, les contextes politiques ainsi que les tendances et les pressions mondiales.
  7. Renforcer le soutien à la diversité : Étant donné la très grande diversité des classes et des écoles — et la richesse et la force que cette diversité apporte —, il est absolument essentiel d’offrir aux élèves ayant des besoins particuliers, dont des besoins liés à la santé mentale, le soutien et les services dont ils ont besoin.
  8. Stopper la vague grandissante de la privatisation de l’éducation : Depuis deux ans, la FCE contribue activement au Mouvement mondial de réponse, un effort international coordonné par l’IE qui a reçu l’aval du Congrès mondial de l’IE, à Ottawa, en 2015. Ce mouvement a pour but de contrer la privatisation et la commercialisation de l’éducation publique. Il s’articule autour de deux axes d’intervention complémentaires :
    • L’action politique auprès des gouvernements pour qu’ils fassent ce qu’ils sont censés faire : agir dans l’intérêt du bien public en accordant suffisamment de fonds et de ressources, et en adoptant les politiques appropriées pour assurer une éducation publique inclusive et de qualité;
    • L’action pour empêcher que des entreprises éducatives comme Pearson et Bridge International Academies ne tirent profit de l’éducation aux dépens de l’accès universel à une éducation de qualité, financée par l’État et gratuite.

    Dans le cadre du Mouvement mondial de réponse, nous avons récemment lancé le projet We The Educators (Nous, gens de l’éducation!), qui consiste en une série de courts métrages d’animation appuyés par une revue de la littérature détaillée. Ce projet a pour but de susciter de nouvelles discussions sur le lien entre la technologie éducationnelle et la privatisation, la standardisation, la datafication (ou mise en données) et la (dé)professionnalisation de l’éducation.

Loin d’être exhaustive, cette liste propose des idées centrales dont la profession enseignante pourra s’inspirer dans le cadre de ses efforts pour offrir une éducation publique de qualité à tous et à toutes au cours des 150 prochaines années et au-delà.

*Le présent article a initialement été publié dans le numéro de juin 2016 de la revue Perspectives, le magazine Web de la FCE.

Canadian Teachers’ Federation applauds repeal of anti-labour legislation

June 15, 2017

Ottawa – The Canadian Teachers’ Federation (CTF) is celebrating the adoption of Bill C-4, the legislation that repeals the previous Conservative government’s Bill C‑377 introduced in 2012 and Bill C‑525 adopted in 2014.

“We applaud the Liberal government for living up to its electoral promise by repealing these anti-labour and undemocratic laws,” says CTF President Heather Smith. “Teacher organizations were among the many labour groups targeted by Bill C-377 which had been pushed quickly through the House of Commons with little debate and no consultation with labour. These measures triggered the CTF “Hear my voice” advocacy campaign with the goal of strengthening the teacher voice in labour rights,” Smith adds.

The Federation also rallied to support the Canadian Labour Congress campaign and joined the chorus of opposition expressed by police associations, the federal privacy commissioner, the Canadian Bar Association and seven provinces who called C‑377 unconstitutional and argued it would cost millions for the federal government to enforce.

“This is wonderful news for democracy and human rights,” concludes Smith.

Founded in 1920, CTF is a national alliance of provincial and territorial Member organizations that represent over 232,000 teachers across Canada. CTF is also an affiliate of the 32-million member Education International. @CanTeachersFed

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Media contact:

Francine Filion, Director of Communications, 613-688-4314

La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants applaudit à l’abrogation de projets de loi antisyndicaux

Le 15 juin 2017

Ottawa – La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) célèbre l’adoption du projet de loi C‑4, qui abroge deux projets de loi de l’ancien gouvernement conservateur, le C‑377, présenté en 2012, et le C‑525, adopté en 2014.

« Nous félicitons le gouvernement libéral de tenir sa promesse électorale en abrogeant ces lois antisyndicales et antidémocratiques, indique la présidente de la FCE Heather Smith. Les organisations de l’enseignement faisaient partie des nombreux groupes syndicaux ciblés par le projet de loi C‑377, qui a été adopté rapidement par la Chambre des communes sans trop de débat et sans aucune consultation avec les syndicats. Ces mesures ont provoqué le déclenchement de la campagne d’action politique « Écoutez ma voix » de la FCE, dont l’objectif était de renforcer la voix du personnel enseignant dans le dossier des droits des travailleurs et travailleuses », ajoute la présidente.

La Fédération a aussi appuyé la campagne du Congrès du travail du Canada et s’est jointe au concert d’opposition de la part des associations de policiers et policières, du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, de l’Association du Barreau canadien et de sept provinces, qui ont qualifié le projet de loi C‑377 d’inconstitutionnel et affirmé que son application coûterait des millions de dollars à l’administration fédérale.

« C’est une excellente nouvelle pour la démocratie et les droits de la personne », conclut Heather Smith.

Fondée en 1920, la FCE est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales qui représentent plus de 232 000 enseignantes et enseignants au Canada. La FCE est également affiliée à l’Internationale de l’Éducation, laquelle compte 32 millions de membres. @EnseigneCanada

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Contact avec les médias :

Francine Filion, directrice des Communications, 613-688-4314

A union collaboration to promote

For several years, the Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) and the Syndicat national des enseignants africains du Burkina (SNEA-B) have been collaborating with the Canadian Teachers’ Federation (CTF). This partnership between Burkina Faso and Canada offers teachers from both countries a wonderful opportunity to learn, share their knowledge, discuss, and renew their commitment to their profession and respective unions.

CTF is committed to defending public education, promoting the teaching profession, and providing support to Member organizations, affiliate members of Education International, and teachers across Canada. The Federation addresses social issues that have an impact on the health and well-being of children and youth in Canada and abroad.

Together, SNESS, SNEA-B and CTF have developed activities for 2017-18 for teachers in Burkina Faso with one common goal: to improve education for all — girls, boys, teachers, and union members. These activities are based on capacity building and gender equality.

CTF is proud to partner with SNESS and SNEA-B.

Claudia Guidolin
Consultant for CTF