Le nouveau président de la FCE parle de sa famille, de la présidence et de Bob Marley

Par Candide Uyanze

Si c’était possible, Mark Ramsankar aimerait passer une heure à discuter avec nul autre que Bob Marley, une source d’inspiration quelque peu inusitée!

H. Mark RamsankarPourquoi? Parce que, de prime abord, on ne s’attend pas à ce qu’un président de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) trouve son inspiration dans un personnage comme l’artiste jamaïcain maintenant décédé. Pourtant, Mark Ramsankar estime que les valeurs incarnées par Bob Marley transcendent les différences professionnelles.

« Quand on pense à ce qu’il était et à ce qu’il a représenté dans la musique des Caraïbes et plus précisément de la Jamaïque, on se rend compte qu’il a réussi, malgré des obstacles qui auraient pu être insurmontables, à se faire apprécier dans le monde entier. »

En particulier, le nouveau président de la FCE admire le talent avec lequel Bob Marley a réussi à transformer un genre musical propre à son île en un mouvement planétaire. Mark Ramsankar pense qu’un tel talent, mis au service de la FCE, permettrait de faire résonner sur la scène internationale les voix des quelque 232 000 enseignantes et enseignants que la FCE représente et d’amener ceux-ci à reconnaître toute la valeur de leur voix collective.

Mark Ramsankar (rangée avant, extrême gauche) pose en compagnie du Comité exécutif de la FCE de 2012-2013 à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle de 2012 de la Fédération.

Mark Ramsankar, lui, est très conscient de la valeur de cette voix. Ancien directeur adjoint d’école et dirigeant syndical, ce père de deux enfants a entendu parler pour la première fois des syndicats de l’enseignement vers la fin des années 1980 alors qu’il débutait sa carrière d’enseignant en Alberta. À la suite d’une présentation pour encourager le personnel enseignant à jouer un rôle actif dans son organisation professionnelle, Mark Ramsankar a poussé plus loin sa recherche et décidé de s’engager auprès de son association professionnelle, d’abord au niveau local, puis provincial et, par la suite, national. En 2012, alors qu’il occupait le poste de vice-président de l’Alberta Teachers’ Association (ATA), il a été élu au Comité exécutif de la FCE. L’année suivante, il est devenu président de l’ATA, fonction qu’il a gardée jusqu’en 2017. En 2016, il a été élu président désigné de la FCE, un rôle transitoire qui devait le préparer à assumer la présidence à partir de 2017.

Le président de la FCE Mark Ramsankar (à gauche) et la présidente sortante Heather Smith (à droite) signent les documents de passation de pouvoirs à l’AGA de 2017 de la FCE.

Pour se préparer à son nouveau rôle, Mark Ramsankar explique qu’au fil des ans, il a observé les anciens présidents et présidentes de la FCE dont l’expérience lui a donc profité indirectement. Ces personnes l’ont aussi encouragé à être lui-même et à faire connaître ses idées avec passion et intégrité. Il a aussi d’autres modèles aux caractéristiques différentes, parce qu’il estime qu’il n’y a pas qu’une seule bonne ou mauvaise façon de faire les choses.

Le nouveau président reconnaît et apprécie toute l’influence que la FCE a exercé au cours des années. « Serai-je capable d’apporter ma digne contribution? J’y travaille déjà et j’espère vraiment y arriver. Il y a encore des aspects auxquels je continue de travailler. »

Sur une autre note, le président confie qu’une chose lui manquera plus que toute autre de l’Alberta : sa famille. « La séparation va être difficile à vivre, mais c’est une difficulté que nous apprendrons à surmonter. »

Quand on lui demande ce qu’il espère le plus de sa présidence de deux ans, Mark Ramsankar parle de la chance qu’il aura de progresser comme personne, de représenter le pays et la profession de l’enseignement, et de faire avancer les dossiers importants pour les enseignantes et enseignants, et pour l’éducation publique au Canada.

Au sujet de ce qu’il compte faire en premier lieu dans son nouveau rôle, le président explique qu’il devra d’abord en apprendre davantage sur le fonctionnement interne de la FCE et sur tout l’éventail de responsabilités et d’engagements qui viennent avec son titre. Il devra aussi déterminer quels dossiers, parmi ceux signalés au Forum annuel et à l’AGA de la FCE, sont les plus pressants, et réfléchir à la manière de mieux coordonner la communication entre les organisations Membres elles mêmes et entre elles et la FCE.

Pour finir, pendant les 30 ans qu’il a passés à travailler dans des écoles et des associations de l’enseignement, Mark Ramsankar pense que, dans tous les postes de direction qu’il a occupés, il s’est surtout démarqué par sa capacité de rassembler son équipe autour d’un objectif commun et de travailler avec elle au service de ceux et celles qu’il représente.

« Voilà certaines des choses que j’espère faire et apporter à la FCE. »

Mark Ramsankar (centre droite), accompagné de membres de son organisation, l’ATA, à l’AGA de 2016 de la FCE.

(Candide Uyanze a travaillé à la FCE comme adjointe aux communications pendant l’été 2017.)

La présidente sortante de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants repense à sa présidence et à sa carrière

Par Candide Uyanze

Heather-Smith1Le 14 juillet 2017, à l’Assemblée générale annuelle (AGA) de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), à Ottawa, Heather Smith a signé les documents qui ont officialisé la passation des pouvoirs entre elle et H. Mark Ramsankar, le nouveau président de la FCE. Ancienne directrice d’école et enseignante à l’élémentaire comptant 35 ans d’expérience au Nouveau-Brunswick, Heather Smith a présidé la Fédération de 2015 à 2017.

Une semaine avant la fin de son mandat, la présidente sortante a accepté de répondre à quelques questions sur sa présidence, sa carrière et sa vie.

Candide Uyanze : Parlez-nous de votre enfance.

Heather Smith : Je suis la benjamine d’une famille de trois enfants dont les parents ont été d’inspirants modèles engagés dans le travail communautaire. Mon père et mon frère ont tous deux été intronisés à des temples de la renommée des sports, mon père à l’échelon provincial et mon frère à l’échelon municipal, en reconnaissance de leurs années d’engagement dans l’organisation d’activités sportives diverses. Mes parents ont siégé bénévolement à des conseils scolaires et municipaux, ont été bénévoles dans notre église et ont fait partie d’une foule de conseils constitués de bénévoles. C’est donc tout naturellement que je me suis moi aussi engagée dans le bénévolat, et je l’ai fait en grande partie dans le cadre de ma profession.

Il y a presque 40 ans, j’ai reçu un diagnostic de lymphome de stade 4 à la suite de quoi j’ai dû suivre des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie pendant un an. À 18 ans, cette épreuve a eu un impact profond sur mon parcours universitaire et ma conception de la vie. Je devais tous les mois faire le voyage entre le Nouveau-Brunswick et Toronto où je suivais mes traitements, et j’ai eu de la chance que mes parents aient pu payer ce voyage mensuel et que ma mère ait pu mettre sa vie en suspens pour m’accompagner la plupart du temps. Depuis, je ne m’inquiète pas des petites choses! J’apprécie chaque moment de ma vie. Et tout cela a influencé les choix que j’ai faits.

Ma mère a été un grand modèle pour ma sœur et moi. Ma sœur a été présidente de l’Association canadienne de physiothérapie et nous reconnaissons toute les deux le courage avec lequel notre mère a relevé tous les défis qui se sont présentés à elle. Ma mère a été journaliste pour les deux journaux provinciaux du Nouveau-Brunswick à une époque où la plupart des journalistes étaient des hommes, mais cela ne l’a pas empêchée de mener la carrière qu’elle avait choisie. Ma sœur et moi n’avons jamais eu le sentiment d’être moins capables ou compétentes que notre frère. Nous avons pris modèle sur notre mère qui a été, et est toujours, une grande source d’inspiration. À 87 ans, elle joue encore au golf et au badminton, et elle écrit de temps en temps des articles pour son église ou le bureau de Bathurst de la New Brunswick Scottish Cultural Association.

Candide Uyanze : Décrivez-nous votre parcours professionnel.

Heather Smith : Une fois en rémission, je suis retournée à l’Université Mount Saint Vincent, à Halifax, où j’ai obtenu mon baccalauréat en études de l’enfance en 1982 (avec majeures en enseignement au palier élémentaire et en éducation de l’enfance en difficulté). J’ai accepté un poste d’enseignante en 4e année dans le petit village de McAdam où j’ai fait la connaissance de mon mari et où sont nés les deux premiers de nos trois enfants. Fait intéressant, les médecins du Princess Margaret Hospital de Toronto m’avaient dit qu’à cause des traitements de radiothérapie que j’avais suivis, je ne pourrais pas avoir d’enfants! J’ai enseigné à McAdam pendant sept ans avant de déménager dans ma ville natale, Bathurst, située dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.

J’ai été enseignante suppléante pendant deux ans avant d’être embauchée pour enseigner à la maternelle la toute première année où celle-ci a été introduite dans le système d’éducation de la province. J’ai enseigné à la maternelle toute seule dans ma classe de 27 élèves ainsi qu’en équipe avec une autre enseignante dans une classe de 52 élèves de 5 ans. J’ai adoré enseigner en équipe et c’est quelque chose que j’ai toujours cherché à refaire.

Un jour, ma directrice m’a suggéré de suivre une formation sur le leadership offerte par mon district scolaire. J’étais loin de savoir à quel point ce choix allait influencer mon parcours professionnel. La formation m’a donné encore plus confiance en mes capacités de représentante de la population enseignante et offert de belles perspectives.

J’ai également suivi une formation à distance pendant deux ans tout en continuant d’enseigner à temps plein, et en 2006, j’ai obtenu une maîtrise en éducation (alphabétisation) de l’Université Mount Saint Vincent.

Pendant mes études de maîtrise, je me suis fait offrir un poste de directrice par intérim pour une période de huit semaines, et le fait de devoir combiner l’enseignement et la direction d’une équipe d’éducateurs et éducatrices m’a beaucoup plu. Pendant les 13 années qui ont suivi, j’ai occupé des postes de directrice adjointe et de directrice par intérim, et j’ai été directrice d’une petite école en milieu rural où j’ai pu enseigner et assumer le rôle d’administratrice. Après 35 ans d’enseignement, je prends ma retraite sans aucun regret.

Candide Uyanze : Qu’aimez-vous faire dans vos temps libres?

Heather Smith : J’aime lire, jouer aux cartes, être près de l’océan et surtout passer le plus de temps possible avec ma famille.

Heather-Smith2Candide Uyanze : Comment avez-vous commencé à vous impliquer dans les activités de la FCE?

Heather Smith : J’ai été membre du Conseil d’administration de la FCE de par mon rôle de présidente de la NBTA de 2011 à 2013. J’avais toutefois commencé à m’intéresser au travail de la FCE six ans plus tôt, à l’époque où j’étais membre du Conseil d’administration de la NBTA, puis vice-présidente de la NBTA, poste que j’ai occupé pendant deux ans.

Je n’ai jamais eu l’intention de me porter candidate à un poste électif ni à la NBTA ni à la FCE, mais des collègues m’ont encouragée à le faire. Quand des occasions s’offrent à nous, les choix que nous faisons déterminent notre parcours de carrière. J’ai eu la possibilité de me porter candidate pour représenter mes collègues enseignants parce que d’autres voyaient en moi des capacités de leadership. Je ne me suis jamais vue comme une politicienne mais, parce que d’autres avaient confiance en mes capacités, je me suis lancée. Je n’ai pas toujours gagné, mais pour moi, la victoire n’a jamais été une fin en soi. Je me présentais plutôt pour offrir un choix aux personnes qui votaient. J’avais déjà un travail que j’adorais, celui d’enseignante et administratrice à mon école.

Candide Uyanze : Au début de votre mandat, quels étaient vos objectifs?

Heather Smith : Je dois dire honnêtement que je n’avais pas d’objectif à part représenter les idéaux de la FCE sur la scène nationale et internationale. Je voulais sensibiliser les enseignantes et enseignants du Canada à ce que la FCE fait en leur nom et à ce qu’elle a à leur offrir. J’ai essayé de me présenter comme une enseignante dont les capacités ou les compétences ne sont pas supérieures aux leurs, et de les encourager à envisager de représenter eux aussi leurs collègues.

Candide Uyanze : Avez-vous le sentiment d’avoir réussi à faire cela?

Heather Smith : J’aimerais penser que oui. Chaque fois que j’ai prononcé un discours, je me suis efforcée de garder les pieds sur terre, de rester réaliste pour mon auditoire. Au Canada comme à l’étranger, je me suis présentée d’abord et avant tout comme une enseignante parce que c’est ainsi que je me vois. J’estime qu’en tant que présidente de la FCE, je dois me concentrer moins sur moi et plus sur la meilleure façon de tirer parti de ma position pour améliorer le quotidien du personnel enseignant et des enfants au Canada.

Candide Uyanze : Quel effet votre déménagement du Nouveau-Brunswick à Ottawa a-t-il eu sur votre famille?

Heather Smith : Deux de mes enfants avaient déjà commencé leur carrière, l’un comme optométriste et l’autre comme conservatrice de musée, et la troisième avait déjà quitté le nid familial pour suivre un programme de baccalauréat en études de l’enfance et de la jeunesse. Mon mari, lui, a pu travailler à domicile à Ottawa, ce qui fait que l’impact n’a pas été trop grand sur notre famille. Au contraire, mon travail à la FCE en tant que présidente et membre du Conseil d’administration nous a permis, à mon mari et moi, de passer plus de temps avec notre fils. Après ses études secondaires en 2001, celui-ci a dû quitter la maison pour aller étudier à l’université et, dans les 12 années qui ont suivi, il n’a passé qu’une semaine l’été et une autre à Noël avec nous. Comme il vit ici à Ottawa, nous avons pu le voir souvent et apprendre à connaître l’adulte qu’il est devenu.

Heather-Smith3Candide Uyanze : Quels sont vos meilleurs souvenirs en tant que présidente de la FCE?

Heather Smith : J’ai beaucoup aimé travailler à la FCE à un moment où l’organisation vit une certaine transformation sous la direction compétente de la secrétaire générale Cassie Hallett. Les membres du personnel de la FCE sont des personnes dévouées avec qui travailler a été un réel plaisir. Je suis également heureuse d’avoir pu rencontrer les enseignantes et enseignants chez eux, dans leurs organisations Membres respectives. J’ai adoré m’immerger dans la culture de chaque organisation et écouter les débats sur les questions importantes pour elle. Les personnes que j’ai rencontrées feront partie de mes plus beaux souvenirs.

J’ai également aimé représenter les enseignantes et enseignants canadiens à l’étranger. Encore une fois, ce sont les personnes que j’ai rencontrées et avec qui j’ai collaboré qui feront partie de mes meilleurs souvenirs.

Candide Uyanze : Comment avez-vous trouvé cette expérience?

Heather Smith : J’adore apprendre. Il y a une grande différence entre parler de ce que je connais — le système d’éducation de ma propre province, le Nouveau-Brunswick — et apprendre à connaître les dossiers sur lesquels la FCE travaille à l’échelle nationale et internationale. J’ai bien aimé devoir en apprendre davantage sur le fonctionnement du gouvernement fédéral et sur les meilleures stratégies à adopter pour atteindre nos objectifs.

Heather-Smith4Candide Uyanze : Si vous pouviez retourner en arrière et vous parler au début de votre mandat, que vous diriez-vous?

Heather Smith : Sois mieux organisée! Fais encore plus de listes! Assure-toi de faire un suivi rigoureux après une première rencontre avec des élus fédéraux, des fonctionnaires ou des représentants d’autres organisations nationales.

Candide Uyanze : Pensez-vous avoir changé depuis le début de votre mandat? Si oui, comment?

Heather Smith : Je ne pense pas avoir vraiment changé… du moins je l’espère. Je me considère comme une personne très réaliste et j’espère que le fait d’avoir occupé ce poste n’a pas changé cela. Personnellement, je me sens plus à l’aise de parler avec les gens que je ne connais pas, mais ce n’est pas vraiment un changement.

Candide Uyanze : Y a-t-il quelque chose que vous feriez différemment?

Heather Smith : Je ne pense pas que je changerais quoi que ce soit, sauf que j’aurais aimé occuper mon poste à la FCE un peu plus longtemps. Je suis certaine que toute personne à ma place dirait la même chose, mais j’ai vraiment l’impression qu’au cours de la seconde année de mon mandat, j’ai réussi à nouer des relations que j’aurais voulu approfondir davantage dans l’intérêt de la FCE. Je pense aussi que la FCE entre dans une période où sa relation avec le gouvernement fédéral lui offrira de grandes possibilités, et j’aurais beaucoup aimé en faire partie.

heather-smith5.jpgCandide Uyanze : Avez-vous des conseils à offrir au prochain président?

Heather Smith : Être bien organisé et faire des listes. Assurer le suivi des réunions. Faire passer la FCE avant tout le reste pendant les deux années de son mandat. Toujours emprunter le chemin de la sagesse. Se rappeler qu’être président, c’est s’oublier un peu soi-même et militer pour obtenir ce qu’il y a de mieux pour les enseignantes et enseignants canadiens que nous représentons et les enfants qui sont dans leurs classes. Pendant vos deux années à la présidence, vous ne formulez aucune opinion personnelle en public; vos opinions sont celles de l’organisation et vous devez écouter les conseils du personnel de la FCE.

Candide Uyanze : Qu’est-ce qui vous manquera le plus?

Heather Smith : Les gens vont me manquer; tous ceux et celles que j’ai rencontrés pendant mon mandat de présidente et avec qui j’ai travaillé étroitement ici, à la FCE. Je vais m’ennuyer du rythme de travail soutenu inhérent au poste et du sentiment de contribuer à améliorer les choses pour le personnel enseignant, les élèves et l’éducation en général au Canada.

Candide Uyanze : Quels sont vos projets futurs?

Heather Smith : Je vais prendre ma retraite le 31 juillet prochain et retourner dans les Maritimes. J’ai vécu la plus grande partie de ma vie au Nouveau-Brunswick, mais nous venons d’acheter un appartement en copropriété en Nouvelle-Écosse, sur la côte du détroit de Northumberland. J’ai hâte d’admirer le coucher du soleil sur l’océan. J’ai aussi hâte de ne plus voir de si nombreux levers du soleil! Mon mari est lui aussi enseignant, et nous nous sommes toujours dit qu’une fois à la retraite, nous pourrions peut-être aller enseigner à l’étranger. Cela pourrait faire partie de nos projets futurs, qui sait? Nous adorons voyager et je suis sûre que nous partirons découvrir de nombreux pays dans les années à venir. Je sais également que je ferai du bénévolat dans ma nouvelle communauté, car j’ai grandi dans cet esprit et c’est ce que j’ai toujours fait.

Note de la rédaction : Les réponses ont été légèrement modifiées par souci de concision et de clarté.

(Candide Uyanze a travaillé comme adjointe aux communications pendant l’été 2017.)

La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants applaudit à l’abrogation de projets de loi antisyndicaux

Le 15 juin 2017

Ottawa – La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) célèbre l’adoption du projet de loi C‑4, qui abroge deux projets de loi de l’ancien gouvernement conservateur, le C‑377, présenté en 2012, et le C‑525, adopté en 2014.

« Nous félicitons le gouvernement libéral de tenir sa promesse électorale en abrogeant ces lois antisyndicales et antidémocratiques, indique la présidente de la FCE Heather Smith. Les organisations de l’enseignement faisaient partie des nombreux groupes syndicaux ciblés par le projet de loi C‑377, qui a été adopté rapidement par la Chambre des communes sans trop de débat et sans aucune consultation avec les syndicats. Ces mesures ont provoqué le déclenchement de la campagne d’action politique « Écoutez ma voix » de la FCE, dont l’objectif était de renforcer la voix du personnel enseignant dans le dossier des droits des travailleurs et travailleuses », ajoute la présidente.

La Fédération a aussi appuyé la campagne du Congrès du travail du Canada et s’est jointe au concert d’opposition de la part des associations de policiers et policières, du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, de l’Association du Barreau canadien et de sept provinces, qui ont qualifié le projet de loi C‑377 d’inconstitutionnel et affirmé que son application coûterait des millions de dollars à l’administration fédérale.

« C’est une excellente nouvelle pour la démocratie et les droits de la personne », conclut Heather Smith.

Fondée en 1920, la FCE est une alliance nationale d’organisations provinciales et territoriales qui représentent plus de 232 000 enseignantes et enseignants au Canada. La FCE est également affiliée à l’Internationale de l’Éducation, laquelle compte 32 millions de membres. @EnseigneCanada

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Contact avec les médias :

Francine Filion, directrice des Communications, 613-688-4314

Une collaboration syndicale à promouvoir

Depuis plusieurs années, le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) et le Syndicat national des enseignants africains du Burkina (SNEA-B) entretiennent une collaboration avec la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE). Ce partenariat entre le Burkina Faso et le Canada constitue une occasion incroyable pour les enseignantes et les enseignants des deux pays d’apprendre, de partager leurs connaissances, d’échanger et de renouveler leur engagement envers leur profession et leur syndicat respectif.

La FCE s’emploie notamment à défendre l’éducation publique, à promouvoir la profession enseignante et à fournir un appui aux organisations Membres et aux membres affiliés à l’Internationale de l’Éducation ainsi qu’au corps enseignant des quatre coins du pays. Elle s’attaque aux questions sociales qui influent sur la santé et le bien-être des enfants et des jeunes au Canada et à l’étranger.

À cet effet, le SNESS, le SNEA-B et la FCE ont élaboré des activités pour 2017-2018 pour les enseignantes et les enseignants du Burkina Faso dans un même but : améliorer l’éducation pour toutes et tous — filles, garçons, enseignantes, enseignants, membres des syndicats. Ces activités reposent sur le renforcement des capacités et l’égalité entre les sexes.

La FCE est fière d’être partie prenante de cette collaboration avec le SNESS et le SNEA-B.

Claudia Guidolin
Consultante auprès de la FCE