Canada: Coalface of education privatisation outlined at international seminar

Text by: Education International

The growing privatisation of public education in Canada – and globally – is of increasing concern to experts at an international seminar in Ottawa.

The privatisation and commercialisation in and of public education, both nationally and internationally, was the focus of the first day of the Canadian Forum on Public Education, hosted by the Canadian Teachers’ Federation (CTF) on 10-11 July in Ottawa, Canada. The event was attended by 100 teacher leaders from across Canada.

CTF President Heather Smith outlined the Canadian perspective while David Edwards, Deputy General Secretary of Education International, highlighted the importance of galvanising teacher unions’ efforts to counter the corporate quest for profits in the education sector.

EI’s Global Response Project Director, Angelo Gavrielatos, described how edu-businesses, including Pearson, use standardised tests as a point of entry to the education sector.

Continue Reading (Education International): https://www.ei-ie.org/en/detail/15230/canada-coalface-of-education-privatisation-outlined-at-international-seminar

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Canada @ 150 – Huit grandes idées pour renforcer l’éducation publique

Par Bernie Froese-Germain

L’éducation publique au Canada et la confédération canadienne ont d’importants points communs. D’abord, elles ont environ le même âge; l’origine de l’éducation publique remonte à la seconde moitié du XIXe siècle. Mais surtout, elles sont toutes deux en évolution. Elles changent constamment pour répondre à de nouveaux besoins et à de nouvelles exigences, l’une à l’appui de l’autre, se renforçant mutuellement.

Le philosophe et essayiste John Ralston Saul a dit ceci à propos du rôle que joue l’éducation publique dans une société démocratique :

[Traduction libre]
« Toute atteinte à l’universalité de l’éducation publique ne peut que se traduire par un affaiblissement du rôle essentiel qu’a toujours joué l’éducation publique universelle dans la quête d’une démocratie civilisée. »
www.publiceducationnetworksociety.com/the-charter.html

Dans la même veine, le philosophe et réformateur de l’éducation américain John Dewey faisait déjà observer, il y a une centaine d’années, que

[Traduction libre]
ce n’est pas un hasard si toutes les démocraties ont donné une grande importance à l’éducation, si l’éducation a été leur première préoccupation et leur responsabilité permanente. Seule l’éducation permet à l’égalité des chances d’être autre chose que des mots. Les inégalités accidentelles associées à la naissance, à la richesse et à l’apprentissage ont toujours tendance à restreindre les chances de certains par rapport à d’autres. Seule une éducation libre et continue peut contrer ces forces, qui sont toujours là pour restaurer, dans quelque nouvelle forme que ce soit, l’oligarchie féodale. La démocratie doit naître de nouveau à chaque génération et l’éducation est sa sage-femme.
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Dewey
https://en.wikiquote.org/wiki/John_Dewey

Le jalon historique que constitue le 150e anniversaire du Canada est pour nous une bonne occasion de réfléchir à l’avenir de l’éducation publique : de quel genre de système d’éducation publique avons-nous besoin pour appuyer l’idée d’un Canada inclusif, équitable, durable et prospère?

Personne ne pourrait soutenir que l’éducation publique ne joue pas un rôle central dans l’avenir de la société. Malheureusement, le discours typique autour de l’innovation et du changement en éducation se limite trop souvent aux réformes standardisées, axées sur le marché, qui minent l’équité. Les organisations de l’enseignement tentent de contrer ce discours erroné.

C’est dans cet esprit que nous vous présentons ici huit « grandes idées » (sans ordre particulier) pour renforcer l’éducation au Canada.

  1. L’éducation au service de la réconciliation : À la suite de la publication du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation et de ses appels à l’action, la FCE s’est dite fermement convaincue que l’éducation est d’une importance fondamentale pour le processus de guérison et de réconciliation. Elle est déterminée à travailler en collaboration avec les organisations autochtones et ses autres partenaires du milieu de l’éducation pour faciliter ce processus.
  2. La voix du personnel enseignant : Les spécialistes de l’enseignement et de l’apprentissage que sont les enseignantes et enseignants sont les mieux placés pour savoir de quoi les élèves ont besoin pour réussir, au sens le plus large du terme. Il est donc extrêmement important de tenir compte des points de vue de la profession enseignante sur le changement en éducation. À ce sujet, Jelmer Evers et René Kneyber, éditeurs du livre Flip the System: Changing Education From the Ground Up, publié l’an dernier par l’Internationale de l’Éducation (IE), soutiennent que les enseignantes et enseignants sont capables de prendre la tête de la réforme de l’éducation et qu’ils devraient le faire. https://www.teachers.ab.ca/Publications/ATA%20Magazine/Volume-96-2015-16/Number-1/Pages/Book-review.aspx (en anglais seulement)
  3. L’appui au professionnalisme collaboratif : Parmi les principales recommandations d’une récente étude sur l’état de l’apprentissage professionnel au Canada, il était suggéré de favoriser une culture systémique de professionnalisme collaboratif pour améliorer l’enseignement et l’apprentissage. D’après Andy Hargreaves, l’apprentissage et le perfectionnement professionnels sont utiles quand ils se font dans une « culture de professionnalisme collaboratif » où les membres du personnel enseignant travaillent et établissent leur planification ensemble, partagent la responsabilité de l’apprentissage des élèves qu’ils ou elles soient ou non dans leurs classes ou leurs écoles, et explorent des questions en équipes afin de trouver des solutions aux problèmes de leurs écoles.
    https://learningforward.org/who-we-are/announcements/press-releases/2016/12/05/findings-from-a-study-of-educators-professional-learning-in-canada-released-today (en anglais seulement)
  4. Les conditions socioéconomiques, ça compte  : Les facteurs socioéconomiques (comme la pauvreté des enfants et la maladie mentale) peuvent avoir des répercussions sur l’apprentissage des élèves et les résultats de l’éducation. Améliorer les conditions socioéconomiques générales des enfants et de leurs familles améliorera au bout du compte l’apprentissage et la qualité de l’éducation en général.
  5. Mouvement mondial de réforme de l’éducation : Nous devons mieux comprendre le mouvement mondial de réforme de l’éducation et ses répercussions sur nos écoles et nos systèmes d’éducation. Parmi les caractéristiques de ce mouvement, mentionnons le choix de l’école (écoles à charte, programmes de bons d’études, etc.), la concurrence accrue entre les écoles, la responsabilisation par les tests et le rétrécissement du curriculum. Par exemple, les tests comparatifs internationaux, de plus en plus nombreux, comme le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), influencent la politique de l’éducation et les pratiques dans ce domaine d’une manière qui peut nuire à l’atteinte des buts de l’éducation publique.
  6. Arriver à l’excellence par l’équité : Le projet de développement de l’éducation de l’Alberta Teachers’ Association, intitulé A Great School for All (PDF – 1,3 Mo), privilégie une approche systématique et holistique du changement en éducation qui repose sur l’équité. Ce projet met en évidence 12 dimensions du changement interreliées qui reconnaissent que les écoles sont des communautés vivantes et complexes, faisant partie d’un écosystème délimité par les réalités culturelles, communautaires et socioéconomiques, les contextes politiques ainsi que les tendances et les pressions mondiales.
  7. Renforcer le soutien à la diversité : Étant donné la très grande diversité des classes et des écoles — et la richesse et la force que cette diversité apporte —, il est absolument essentiel d’offrir aux élèves ayant des besoins particuliers, dont des besoins liés à la santé mentale, le soutien et les services dont ils ont besoin.
  8. Stopper la vague grandissante de la privatisation de l’éducation : Depuis deux ans, la FCE contribue activement au Mouvement mondial de réponse, un effort international coordonné par l’IE qui a reçu l’aval du Congrès mondial de l’IE, à Ottawa, en 2015. Ce mouvement a pour but de contrer la privatisation et la commercialisation de l’éducation publique. Il s’articule autour de deux axes d’intervention complémentaires :
    • L’action politique auprès des gouvernements pour qu’ils fassent ce qu’ils sont censés faire : agir dans l’intérêt du bien public en accordant suffisamment de fonds et de ressources, et en adoptant les politiques appropriées pour assurer une éducation publique inclusive et de qualité;
    • L’action pour empêcher que des entreprises éducatives comme Pearson et Bridge International Academies ne tirent profit de l’éducation aux dépens de l’accès universel à une éducation de qualité, financée par l’État et gratuite.

    Dans le cadre du Mouvement mondial de réponse, nous avons récemment lancé le projet We The Educators (Nous, gens de l’éducation!), qui consiste en une série de courts métrages d’animation appuyés par une revue de la littérature détaillée. Ce projet a pour but de susciter de nouvelles discussions sur le lien entre la technologie éducationnelle et la privatisation, la standardisation, la datafication (ou mise en données) et la (dé)professionnalisation de l’éducation.

Loin d’être exhaustive, cette liste propose des idées centrales dont la profession enseignante pourra s’inspirer dans le cadre de ses efforts pour offrir une éducation publique de qualité à tous et à toutes au cours des 150 prochaines années et au-delà.

*Le présent article a initialement été publié dans le numéro de juin 2016 de la revue Perspectives, le magazine Web de la FCE.

We The Educators  – Une nouvelle conversation sur l’avenir de l’éducation publique

Les systèmes d’éducation du monde entier sont aujourd’hui témoins de toutes sortes de changements et d’améliorations, de multiples bouleversements sociaux et économiques, et d’innovations technologiques rapides qui étaient inimaginables il n’y a pas si longtemps. Au milieu de ce tsunami de changements, des pratiques d’enseignement et d’apprentissage novatrices qui font usage des nouvelles technologies déferlent sur les écoles et les salles de classe avec le vaste objectif de transformer l’apprentissage des élèves.

Si les technologies présentent aux systèmes d’éducation à la fois des possibilités et des défis énormes, certains des plus grands bouleversements sont liés à la standardisation, à la personnalisation, à la privatisation et à la mise en données (datafication en anglais) de l’apprentissage.

Voilà pourquoi l’Internationale de l’Éducation (IE), la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) et l’Alberta Teachers’ Association (ATA) ont senti le besoin d’explorer la recherche interdisciplinaire que suscitent la technologie éducationnelle et la mise en données, et leurs effets sur l’enseignement et l’apprentissage dans le monde.

wetheeducators-revue-de-la-litteratureLa présente revue de la littérature (PDF – 610 Ko) tente de brosser un portrait équilibré de divers concepts interdisciplinaires afin de guider l’analyse des domaines convergents que sont la technologie éducationnelle et la mise en données. Elle s’inscrit dans un projet plus vaste intitulé « Nous, gens de l’éducation! » (www.wetheeducators.com), qui présente les concepts étudiés ici de manière plus concrète à l’aide de vidéos et d’animations produites dans plusieurs langues.

Nous espérons que ce projet suscitera un débat public riche sur la relation entre la mise en données des systèmes d’éducation et la (dé)personnalisation, la privatisation et la standardisation de l’apprentissage des élèves, et qu’il encouragera un examen professionnel plus rigoureux de cette relation. Nous invitons nos collègues et les personnes qui militent en faveur d’une éducation publique de qualité aux quatre coins du monde à se servir de cette recherche et des vidéos afin de poursuivre le dialogue.

Ce projet est le résultat d’un exercice de collaboration international mené par un grand nombre de personnes aussi talentueuses les unes que les autres, dont Graham Brown-Martin et les équipes de l’IE (Angelo Gavrielatos, Nikola Wachter et Mar Candela), Cassandra Hallett et Bernie Froese-Germain (de la FCE), ainsi que Philip McRae, Ph. D., Lindsay Yakimyshyn, Ph. D., et J-C Couture, Ph. D. (de l’ATA). L’attention, l’analyse, le soutien et l’imagination de chacune de ces personnes ont donné lieu à un projet qui a pour but d’informer et de (re)façonner l’avenir de l’enseignement et de l’apprentissage.

Tous les partenaires du projet continueront d’étudier et de défendre les conditions d’exercice nécessaires à la création de milieux d’enseignement et d’apprentissage qui permettront aux systèmes solides d’éducation publique, financée par l’État, d’atteindre leur objectif : bien instruire tous les enfants et tous les jeunes sans exception.


Site Web : https://wetheeducators.com/
Twitter : https://twitter.com/WeTheEducators
Facebook : https://www.facebook.com/WeTheEducators
Instagram : https://www.instagram.com/WeTheEducators/
Vimeo : http://vimeo.com/WeTheEducators
YouTube : http://bit.ly/WTEyoutube

Bridge International Academies Adds Fear and Intimidation to Its Business Strategy

The flailing reputation of the Pearson-backed ‘edu-business’ has fallen to a new low after it was caught spreading false accusations to have a Canadian academic researcher jailed while studying its Ugandan operations.

Just when it thought its business couldn’t get any worse, for-profit education provider Bridge International Academies has resorted to dangerous tactics to avoid questions of its practices. Last week, Canadian Curtis Riep, a University of Alberta doctoral student and researcher for the global teachers’ federation Education International (EI), found out the length the corporation is willing to go to silence its critics..

Continue Reading (Unite for Quality Education, Education: International: https://www.unite4education.org/global-response/bridge-international-academies-adds-fear-and-intimidation-to-its-business-strategy/

 

Filipino students are simply cogs in the ‘low-cost’ corporate machine

The United Nations decided in September that primary and secondary education should be free. But the Philippines is heading in the opposite direction. The authorities are outsourcing secondary education to profit seeking corporations. Pay as you learn, seems to be the axiom. In a study commissioned by Education International, researcher Curtis Riep shows how the right to education is being sold out, leaving the faith of the countries’ teenagers at the mercy of the market.

In the world’s poorest nations so called “low fee” education comes at an ever rising cost for those who cannot afford it. Filipino officials claim that their country’s state coffers lack the funds to support a free quality secondary system. That claim holds no ground, according to the study.

In the Philippines, 40 percent of secondary schools, which accounts for 5,130 schools, are privately owned. These schools charge tuition fees which are promoted as being “low cost”. However, these fees are beyond the reach of most students from low-income homes.  Annual fees often exceeding $500 USD makes school inaccessible for the majority of poor families and their children, many of whom are forced to live off of one dollar a day.

In his study, Curtis Riep makes it clear that the government’s decision to farm out secondary education to the highest bidders is a strategic choice rather than one forced by financial constraints.  The move toward low-cost, for profit schools seems an economic plan to raise consumers rather than citizens and to ensure a future workforce flexible enough to meet the market needs for cheap labour.

Since 2009 the government’s allocation of funds to private school chains has increased to more than PHP 31 Billion, nearly $700 million USD, which Riep points out could have paid for 60 thousand more classrooms and accommodated roughly 3 million students.

Among the beneficiaries of government handouts, exposed in this research, are Pearson Plc and the Ayala Group, which back Affordable Private Education Centers, known as APECs. Ayala, which oversees a plethora of companies in the Philippines and around the world, has its hands in the curriculum of its low-fee for profit schools in order to produce workers with the skills suitable for its labour needs. Known as reverse-engineering the curriculum in its schools, APEC is set on creating a generation programmed “with specific skills, values, and knowledge that can be employed in the global labour market.” Free thinkers do not apply in APEC’s world.

By the end of 2016, APEC schools are setting their sights on accommodating 4,000 students, or clients, as they refer to them, in at least 50 schools over the next three years. In Manilla alone the number of low-fee for profit schools is set to double to 24 by the end of this year.

The Philippine government recently announced that it intends to implement grades 11 and 12. This is an important step for the country and its children. However, in order for these two years to properly provide benefit, the Philippine Government must commit more financial resources to the education system. Globally, it is recommended that governments invest 6 percent of GDP and 20 percent of the national budget to education. The Philippines continues to fall short of those targets with less than 3 percent going towards education.

With the government already claiming that it does not have the financial capacity to pay for secondary education, how does it plan to pay for another two years of mandatory education? Well, Riep’s work shows exactly how that can be accomplished through the private sector. And although Filipino President Benigno S. Aquino III says that another two years of school is needed to prepare more young people for high-level jobs, one needs to look at how many employers on the other end connect to the web of Ayala Group companies.

There is international consensus that for-profit education is not the way.  “All girls and boys complete free, equitable and quality primary and secondary education” is one of the main Sustainable Development Goals set by the UN General Assembly in September.  But instead of a free quality education, Filipino youth are being left to pay for the cheap version. Low-fee private education comes at a price that the Philippines, its teenagers and their future cannot afford. It is time that the Philippine government comes to its senses.

Read the full study (PDF – 877 KB)

Fred van Leeuwen is the General Secretary of Education International

New study reinforces the threat EDU-businesses pose to quality public education

In their latest work, renowned researchers Carolina Junemann and Stephen J. Ball present a compelling read for anyone concerned about the right of every child to a free quality public education.

Around the world there is an ever-growing concern associated with the continual rise of the commercialisation and privatisation in and of education driven by large global EDU-businesses, the operations of which are being allowed, facilitated and at times promoted by governments.

Continue reading (Education International): http://www.ei-ie.org/en/news/news_details/3596